L’Art de recevoir

L’Art de recevoir

Suliane Valadié ne peut se résumer. Si elle était un mot ce serait indicible. Ça l’embête parce qu’elle ne le trouve pas beau ce mot. Et pourtant Suliane a ce petit je-ne-sais-quoi qui ne se décrit pas.

Hôte de Etxe Goria, Maison de charme située dans le centre de Biarritz, elle est aussi l’artiste qui se cache derrière SVEG, des céramiques qui attirent l’œil. Le 3ème pour être précise. 

 » La céramique ça se vit, se ressent « 
Suliane Valadié

Suliane aime créer, explorer, se frotter à l’inconnu. Toutefois, n’allez pas croire que vous pourrez commander !

Suliane transmet. Et si elle se plait et s’enthousiasme à vous imaginer, ses objets entre vos mains, chez vous, ailleurs, où que vous soyez … elle ne crée qu’en solitaire. Créer en toute liberté. Transmettre sans se soumettre à aucun souhait.

Chez SVEG vos désirs font désordre et c’est à prendre ou à laisser. 

En parlant Objets et Désordre parlons de sa maison. 

Celle que nous voudrions notre. Et si Forme Libre était une maison …

Etxe Gorria

… sans l’ombre d’une hésitation ce serait celle-là !

 » Chez moi, tout n’est que Chine & histoire d’un passé en forme d’énigmes. « 

Suliane Valadié

Sur le pas de la porte rouge basque, pourrait être écrit cette phrase fantasque que disait toujours mon Grand-père-Papito « Faites comme chez vous mais n’oubliez pas que vous êtes chez moi ».

Accueillir sans se faire envahir ; ce doit être ça le secret lorsque l’on partage sa maison avec des plus-ou-moins inconnus. Une histoire de clefs passées de la main à la main dans le respect de la liberté de chacun. Une intimité entrouverte sans mise à nu… car si ouvrir sa porte et son univers à des gens de passage « souvent-très-sympas » requiert une bonne dose de générosité ; cela exige également de maîtriser l’art de faire passer un certain nombre de messages, codés ou pas, pour ne pas tomber dans l’abandon de soi.

Les codes très peu pour Suliane, ici pas de règles et précisément

« Tu prends tes clefs et tu fais ta vie »

Tout un art – de recevoir – je vous dis. 

 

Et, ici, l’art est partout et nous raconte des histoires.

Ici, tout n’est que goût. Pas de recette ou d’anticipation, le maître mot en matière de déco est improvisation.

« Je chine et ensuite chaque objet trouve sa place. Mais, avec le temps, cette place dans l’ordre des choses change et évolue. Un peu comme pour nous, rien n’est révolu »

Suliane Valadié

Rien ne se perd et tout se transforme en somme.

A l’image des 1001 vies de la maîtresse-home-made :
Un temps artiste peintre en décor, cette attachée de et à la culture diplômée en Histoire de l’Art de la Sorbonne a œuvré à rénover des cathédrales, avant d’aider les gens à trouver la leur ( i.e : elle a travaillé dans l’immobilier ) pour finalement ouvrir la sienne en fondant Etxe Goria, un refuge en exil, une terre d’accueil.

Rien ne se perd et tout se transforme en prenant forme

Mais l’œil aguerri ne s’y trompera pas. Sous l’apparente nonchalance bohème du lieu rien n’est laissé au hasard pour le plus grand plaisir des sens (et des yeux). 

Toutefois, nous ne pouvons tout vous décrire, il est des choses qui ne peuvent que se découvrir… Le plaisir de l’expérience.

Nous vous dirons seulement que Etxe Gorria nous fait l’effet d’une caverne d’Ali Baba. Au-delà de l’incarnation de ce que peuvent représenter les vacances, elle éveille en nous quelque chose qui relève de l’enfance. Ce plaisir fou de jouer, d’ouvrir grands les yeux et d’explorer en toute naïveté.

La curiosité n’a pas d’âge et chaque passage dans cette maison pleine de secrets est l’occasion de chercher et déceler les indices et messages cachés … ça et là … dans le titre d’un livre faussement abandonné au dessus d’une pile dans l’escalier, dans la référence artistique d’une carte postale ou encore dans les formes courbées sans courbette d’un casse noisette.

 

En matière de décoration, faire le choix de l’accumulation est un jeu délicat qui demande une sacré sensibilité, un sens de l’équilibre et du juste milieu. Qu’à cela ne tienne Suliane aime vivre dangereusement, bat la mesure en véritable cheffe d’orchestre de talent et s’impose en maître du jeu hissant très haut le niveau de l’esthétisme dans l’éclectisme.

La mesure est juste pour tout en tout dans cette vieille maison bourgeoise qui donne envie de se peloter à la basque blotti sous la varangue en parlant d’amour, de pastèque, de Niki de Saint Phalle et du douanier Rousseau avec celle qui, si elle devait être une citation serait « Une femme libre est tout le contraire d’une femme légère ». 

En résumé, Suliane apporte un œil sur les choses

et ouvre ses portes

avec attention, élégance et mesure en tout point

de ponctuation.

Avec toutes ces images, nous vous avons surement donné envie de confinement à la basque … Comme on vous comprend …

Ce qui nous ravie le coeur c’est de savoir que Suliane prend le temps du confinement pour tourner … nous scrutons donc le compte instagram de SVEG avec impatience de découvrir le résultat de cette période créative …

Si le salon de la maison donne une triste (des)illusion de vide, il n’en est rien pour notre hôte artiste qui transforme tout avec goût.

De l’art du vide fertile

 

MUXU Suliane , Nous t’aimons beaucoup !

@etxegorria.biarritz                                                                                                @s.v.e.g.ceramiks 

Suliane Valadié, SVEG & Etxe Gorria

Suliane Valadié, SVEG & Etxe Gorria

Suliane Valadié ne peut se résumer. Si elle était un mot ce serait indicible. Ça l’embête parce qu’elle ne le trouve pas beau ce mot. Et pourtant Suliane a ce petit je-ne-sais-quoi qui ne se décrit pas.

Hôte de Etxe Goria, Maison de charme située dans le centre de Biarritz, elle est aussi l’artiste qui se cache derrière SVEG, des céramiques qui attirent l’œil. Le 3ème pour être précise.

 » La céramique ça se vit, se ressent « 

Suliane aime créer, explorer, se frotter à l’inconnu. Toutefois, n’allez pas croire que vous pourrez commander ! Suliane transmet et crée en toute liberté. Transmettre sans se soumettre à aucun souhait. Chez SVEG vos désirs font désordre et c’est à prendre ou à laisser.

En parlant Objets et Désordre parlons de sa maison. Celle que nous voudrions notre. Et si Forme Libre était une maison … Etxe Gorria … sans l’ombre d’une hésitation ce serait celle-là ! 

Là où tout n’est que Chine et histoire d’un passé en forme d’énigmes.

 Sur le pas de la porte rouge basque, pourrait être écrit cette phrase fantasque que disait toujours mon Grand-père-Papito « Faites comme chez vous mais n’oubliez pas que vous êtes chez moi ».

Mais puisqu’avant de s’introduire au delà du patio pour entrer dans cette maison passion, il nous faut faire les présentation en introduction, nous dirons juste que Suliane porte un oeil taquin, coquin, malin sur les choses, les gens et la vie mais surtout qu’elle saupoudre celle-ci d’humanité, de finesse et de poésie.

Suliane est à la fois à l’accumulation et à la mesure de toute chose donnant à sa maison une osmose qui donne envie de se peloter à la basque blotti sous la varangue en parlant d’amour, de pastèque, de Niki de Saint Phalle et du douanier Rousseau avec celle qui, si elle devait être une citation serait « Une femme libre est tout le contraire d’une femme légère ».

Rencontre.

 

Forme Libre

Suliane ou l’Anticonformiste

Suliane ou l’Anticonformiste

Suliane Valadié ne peut se résumer. Si elle était un mot ce serait indicible. Ça l’embête parce qu’elle ne le trouve pas beau ce mot. Et pourtant Suliane a ce petit je-ne-sais-quoi qui ne se décrit pas. 

Hôte de Etxe Goria, Maison de charme située dans le centre de Biarritz, elle est aussi l’artiste qui se cache derrière SVEG, des céramiques qui attirent l’œil. Le 3ème pour être précise. 

Mais puisqu’avant de s’introduire au delà du patio pour entrer dans cette maison passion, il nous faut faire les présentation en introduction, nous dirons juste que Suliane porte un oeil taquin, coquin, malin sur les choses, les gens et la vie mais surtout qu’elle saupoudre celle-ci d’humanité, de finesse et de poésie. 

Suliane est à la fois à l’accumulation et à la mesure de toute chose donnant à sa maison une osmose qui donne envie de se peloter à la basque blotti sous la varangue en parlant d’amour, de pastèque, de Niki de Saint Phalle et du douanier Rousseau avec celle qui, si elle devait être une citation serait « Une femme libre est tout le contraire d’une femme légère ». 

Rencontre.

Forme Libre

Suliane ou l’anticonformiste

« Si tu étais une Couleur…Tu serais…

Un rose beige, un rose subtil, délicat … un beige roseté avec une teinte de jaune.

Mais je dois dire que le Vert me nourrit. Attention pas n’importe quel vert, j’ai une aversion pour le vert anis ! En revanche, j’ai un côté herbivore, le vert herbe est puissant pour moi. C’est une couleur forte en énergie, je me recharge avec le vert herbe.

« Si tu étais un pays …Tu serais…

La France ; du Nord au Sud ; de la Bretagne en passant par la Corse ; des Causses au Pays Basque en faisant un pont vers Avignon et en buvant un pot en Bourgogne ou à Bordeaux. Tout est beau … j’ai l’œil qui se perd totalement rien qu’en visualisant la France tellement c’est riche, tellement c’est puissant cette diversité de nature aussi bien travaillée et construite que sauvage ou en friche.

« Si tu étais un Mot…Tu serais…

Indicible.

C’est un jeu de mot par rapport à ce que tu me dis et me demandes. Un clin d’œil en réponse à ta question. Mais ce n’est pas un joli mot, ça m’embête. Tant pis c’est peu esthétique mais ça a le mérite d’être humoristique ! C’est déjà ça si ce doit être moi.

« Si tu étais un Aliment…Tu serais…

La Langoustine ! C’est très simple car ça se suffit à soi-même. Ca ne réclame rien d’autre, c’est d’ailleurs brut et nature que ça révèle le mieux ses saveurs… Mais… le paradoxe là-dedans c’est que ça coûte une blinde !

« Si tu étais un objet… Tu serais..

Un casse-noisette.

Le mien, celui qui est dans le salon dans le panier à noix. Cet objet en laiton ; si chic et décalé ! Je l’adore !

Et … force est de reconnaître que je suis sacrément « casse-c… noisettes » !

Blague à part, je me retrouve également beaucoup dans la symbolique de la théière ; sauf que, si j’aime ce que représente ce moment de pause au cours duquel on ose arrêter le temps pour papoter ou prendre l’air, je n’aime pas le thé !

… Ah mais ! Je sais ! C’est évident !

Je serais une Porsche 911 mais pas n’importe laquelle …

D’une couleur bien spécifique: ni kaki, ni marron, ni jaune.

J’aurais adoré être pilote automobile, j’aime la vitesse, la sensation de liberté que tu éprouves en accélérant, l’adrénaline engendrée. Ce truc excitant de voir l’aiguille monter sur le cadran …

J’aurais adoré pouvoir vivre ça plus régulièrement , mais comme nous sommes limités à 130 max j’ai une vieille caisse qui me mène d’un point A à un point B et je m’éclate en scooter et en moto … en attachant bien mon casque !

« Si tu étais une piece de la maison… Tu serais…

La chambre. J’aime être au lit. En bonne compagnie. Avec un livre ou un bon petit déjeuner. C’est le cocon… Oui ; je suis très lit !

« Si tu étais une personnalité, un artiste … Tu serais …

C’est TRES réducteur ton truc !

Spontanément j’ai Niki de Saint Phalle qui me vient à l’esprit. Je n’aime pas son art mais j’en admire la puissance et par ricochet admire la femme forte qu’elle était. Pour tout te dire, je l’ai redécouverte au Guggenheim à Bilbao où j’étais allée à reculons … mais … Quelle intelligence … Quel parcours :
Elle est une femme dont on a beaucoup dit qu’elle avait toujours su jouer de sa beauté pour attirer l’attention des médias sur elle. Elle avait été mannequin à New-York, le raccourci était simple. Et puis à plus de 70 ans elle a publié un livre, révélant qu’elle avait été violée enfant par son père, qu’à 22 ans elle a été soignée en hôpital psychiatrique suite à une grave dépression nerveuse et que les électrochocs qu’elle y a reçu ont sévèrement altéré sa mémoire.

« J’ai commencé à peindre chez les fous… J’y ai découvert l’univers sombre de la folie et sa guérison, j’y ai appris à traduire en peinture mes sentiments, les peurs, la violence, l’espoir et la joie. » 
Niki de Saint Phalle

Le truc qui calme de suite les médias et les critiques systématiques… Mais bon, si les médias se sont fait avoir par son apparente désinvolture et légèreté en la considérant à tort comme un buffet, son travail a très vite été reconnu par ses contemporains et notamment Jean Dubuffet justement ! Elle n’a suivi aucun enseignement artistique académique, mais s’est nourrie d’abondants échanges avec ses aînés. Elle a fait de l’art brut et de l’art outsider, comme quoi il n’y a pas de hasard ! Elle est une des rares femmes à être pleinement intégrée aux  » Nouveaux réalistes  » avec Christo, César, Memmo et Yves Klein. Sa rencontre avec son mari Jean Tinguely a libéré son art, elle s’est émancipée à ses côtés. Pour moi, elle incarne une forme de libération par l’expression artistique et le couple qu’elle forme avec Tinguely est une référence. Même si je n’aime pas l’Œuvre qu’ils laissent.

En revanche, je suis fascinée par le travail sur la lumière de James Turrell. Avec lui, tu as cette sensation physique hallucinante d’entrer dans la couleur. C’est absolument fascinant !

Pour la couleur je pourrais te dire Calder, Gauguin, le Douanier Rousseau …  et si tu pouvais ajouter Hockney Goya et Schiele … et puis Ahhhh les dessins d’Ellworth Kelly ! 

Tu sais quoi tu n’as qu’à écrire « etcera etcera etcera » parce que là je ne parle que des artistes peintres, sculpteurs … je n’ai pas encore parlé musique … et ça pourrait prendre des heures !

C’est assez perturbant ton exercice parce que je crois que nous sommes tous fait de multiplicités, que nous sommes un peu la somme de tout ce qu’on a ramassé sur le chemin de rencontres, d’inspiration… donc nous sommes tous un peu de quelqu’un qu’on a creusé un temps soit peu. Je dis peut-être que nous sommes tous comme ça pour me rassurer … parce que … clairement on est 600 dans ma tête … et que, parfois, je trouve que ça fait beaucoup … on peut avoir l’impression de se perdre au milieu de toutes ces facettes accumulées. Ce n’est pas toujours simple d’être à la baguette et de faire en sorte que toutes ces voix s’harmonisent pour faire une symphonie et pas une cacophonie.

Mais même multifacette, je dois dire que je suis très défensive dès lors qu’il s’agit de défendre mon identité parce que je crois qu’elle est assez unique quand même. Je crois que c’est lié à mon prénom: Suliane qui est un prénom assez rare. C’est une anecdote rigolote mais tu vois, je n’avais jamais entendu mon prénom jusqu’à ce que je découvre en 2009 qu’une certaine Suliane Brahim a intégré la Comédie Française, je l’ai rencontrée un jour et bien j’ai eu un sentiment tout à fait désagréable d’usurpation d’identité !

Et si tu devais passer 24h avec quelqu’un ?

 

Vigo Mortensen ! Il est complet … il est artiste, poète … il a une puissance absolument fantastique !
Il incarne l’ultra virilité, il est fauve, animal et en même temps il a un truc dans le regard … une tendresse, un petit truc en plus qui suscite l’intérêt. Clairement, il m’intéresse et m’intrigue mais la vérité est que je n’aurais rien à lui dire.

En fait, je ne vais pas répondre à ta question en te disant quelqu’un qui n’est pas public – ça n’aurait pas de sens et ferait très discours de Vanessa Paradis aux Oscars qui remercie ses parents, le truc bateau – mais la vérité c’est que les coulisses ne m’intéressent pas. Je n’ai pas forcément envie de rencontrer toutes les personnes que j’admire. Ce qu’ils me donnent me suffit. La part de mystère est là justement. C’est ce qui aiguise l’intérêt, la curiosité, le fantasme. Si tu les rencontres et les connait alors tu ne laisses plus place ni à la surprise ni à l’émerveillement. Vigo je préfère qu’il continue à faire partie de la fantasmagorie, de ce monde intouchable.

Du coup, je choisirai peut-être Léonard de Vinci pour passer 24 heures, histoire d’être sûre de revenir plus instruite !

« Si tu étais un animal … Tu serais…

Vigo Mortensen ! Je t’ai dit , il est félin !

Pour clôturer ce portrait

Forme Libre prend la liberté de s’interroger…

Si Suliane était unE CITATION, elle serait…

   » Une femme libre est tout le contraire d’une femme légère « 

Simone de Beauvoir 

Raphaële ou la Formule Complète.

Raphaële ou la Formule Complète.

 » C’est qui cette nana qui est partout et qui n’est ni cheffe ni journaliste ? « 

Nous aurions pu vous raconter l’histoire de En rang d’oignons* ; vous dire que Raphaële n’est pas tombée dans la marmite étant petite mais qu’elle couve son feu sacré depuis longtemps, qu’elle a fait l’ESSCA où elle était active au sein de la vie associative et même qu’elle y écrivait déjà dans le journal …
Nous aurions pu vous raconter son stage de 3ème dans les cuisines de Caïus, la progression de ses réflexions sur ce qui l’anime dans ces microcosmes (les cuisines justement) … chronologiquement, année après année, lentement … histoire que vous perceviez, paragraphe après paragraphe que, non, Raphaële n’est pas née avec une petite cuillère de la Tour d’argent dans la bouche, que sa progression, bien que fulgurante, fut longue, peu tranquille, pavée d’effluves (bonnes et mauvaises) et que tout ce que récolte Raphaële aujourd’hui est le produit d’efforts, d’un travail acharné ; le fruit de tout ce qu’elle a semé et aimé comme une passionnée.

Nous aurions pu faire cela.

Mais voilà.

Raphaële dit qu’elle a simplement de la chance. Celle d’être née dans la bonne famille, avec les bons parents, d’avoir fait les bonnes rencontres au bon moment. A ce propos, son père voulait qu’elle soit ostéopathe et sa mère écrivaine ou cheffe d’orchestre.

Nous aurions donc pu aussi dire ça ; et puis, il se serait dit ici et là : ok c’est une chouette nana qui est née sous une bonne étoile et qui a bien bossé. Basta.

 

Mais voilà ( bis repetita pour cette aparté où l’emploi du « je » sera assumé pour assumer ) :
De un, je ne suis pas journaliste et d’autres l’ont fait, le feraient et le feront bien mieux que moi.
De deux, Raph est une Amie … Je pensais donc que ce serait du gâteau d’écrire sur elle. J’ai essayé ( oui oui vraiment ) de le faire de façon neutre, factuelle et objective mais la vérité c’est que je ne peux pas ( ou devrais-je dire je ne sais pas ) écrire autrement qu’en y mettant tout de brut ce que les gens génèrent en moi d’émerveillement. My bad. Ou pas. Et puis ‘Flutte’ hein ; ici la forme est libre, après tout.

Et surtout cette description d’elle ne serait pas fidèle à ce qu’elle est et fait. Ceux qui auront lu son portrait japonais comprendront alors que nous ne puissions, au sein de cette pige, « réduire la sauce » à son strict minimum…
( cf. « Si tu étais un mot… tu serais… )

Autrement dit ce serait un peu court Jeune homme. Nous pourrions dire bien des choses en tomme …

Raphaële est la personne derrière le blog / le compte instagram « En rang d’oignons ». Et si En rang d’oignons est une nana rigolote qui boulotte et nous explique comment bien choisir et cuisiner nos cocottes pour nous régaler entre potes ; Raphaële en réelle conjugue le mot Partage bien au-delà d’une tablée autour d’une planche de fromages :

Elle est de celle qui, pour briller, n’a pas besoin d’éteindre les autres.

 

Son leitmotiv est même à l’exact opposé et c’est suffisamment rare en ce bas monde pour être signalé. Elle est de celle qui donne des L ( paradoxe quand on sait qu’elle n’en a qu’un dans son prénom ) pour voler ( comme dans les poèmes de Michelle ).

Qu’on se le dise, d’une part, elle est cinglée

( sorry mais il fallait bien que ça se sache un jour ).

Mais cinglée, folle, dans le sens de Kerouac :

  » Les seuls gens qui existent sont les déments, ceux qui ont la démence de vivre, de discourir, la démence d’être sauvés, qui veulent jouir de tout en un seul instant, ceux qui ne savent pas bâiller ni sortir un lieu commun mais qui brûlent brûlent  » Jack Kerouac – Sur la Route

D’autre part, elle est une éternelle rêveuse. Une idéaliste diraient certains. Mais c’est avec cette certaine forme d’idéal en tête qu’elle a avancé d’un diner presque parfait à un titre de blog de l’année, à journaliste, chroniqueuse & auteure écrivaine ( C’est maman Marchal qui doit être contente ).

 » J’avais une intention. Depuis longtemps tu vois. C’était une telle passion pour moi d’observer tout ce qui se passe en cuisine, d’écouter les discussions entre les chefs, avec les fournisseurs, de poser des questions, pour pouvoir raconter après. Enfin… pas seulement raconter mais dire, expliquer ; j’avais à cœur de mettre en valeur le talent mais aussi la sueur, le travail, l’effort … J’avais terriblement envie de parler de ce qui est important, des dessous de l’assiette, de passer de la table à la cuisine, aux champs et à la mer. « 

Raphaële Marchal

Faire briller les autres.

Voilà

ce que Raphaële fait.

 » Tant qu’on ne me vire pas , je continuerai à le faire parce que j’y crois. Je ne parviens pas à mesurer mon enthousiasme, ça m’a joué des tours, parfois. Tout m’emballe et m’anime dès lors que ça parle de ce qui me passionne, donc j’y vais à fond. C’est un peu naïf mais ça a le mérite d’être spontané  » 

Raphaële Marchal

La virer ? Quelle drôle d’idée ! Mais si l’éventualité lui a déjà traversé les pensées c’est que tout n’a pas toujours été facile. Il lui a fallu apprendre à  » faire de la télé  » , à assaisonner les débats et à faire tomber le tablier des plus grands chefs cuisiniers et pâtissiers.

 » Je n’ai pas de carte de journaliste et, va savoir pourquoi, j’ai toujours détesté qu’on me définisse comme blogueuse. Je n’aime pas ce mot. Alors forcément, lorsque je suis arrivée dans le métier j’ai pris des revers, des critiques, on se demandait qui était cette fille avec un culot monstrueux qui invitait les plus grands chefs parisiens, leur posait des questions sur leur pêché mignon et ne s’étonnait pas de voir Lignac répondre positivement à ses invitations. On se demandait de qui j’étais la fille aussi ( ndlr : Gilles Marchal n’est pas son père. Une bonne fois pour toute ! ) ou on demandait à mes parents qui ils connaissaient à la TV pour que je fasse des émissions. Ca n’a pas toujours été facile de faire fi des aprioris, parce qu’évidemment, on part du principe que dans ce métier y’a pas de mérite qui soit, si t’es là c’est que tu connais quelqu’un ou, pire, que t’as couché tu vois ! (…) « 

Raphaële Marchal

Faire fait souvent taire ;
c’est là tout le mérite de l’Action.

 

Plus coup de fourchette que coup de gueule, c’est son talent, sa bonne humeur communicative & sa naturelle chouette fraicheur qui ont attiré la sympathie de tout le gratin d’un univers réputé fermé … jusqu’au coup de food final, la cerise sur la crème de la crème* bien montée.

« Ecrire un livre m’a légitimée. Même si, au départ, lorsqu’on m’a contactée s’agissant d’un livre sur la pâtisserie, je n’ai pas de suite compris qu’on me demandait, à moi ( ! ), de l’écrire ! Du coup, au téléphone, je listais à celle qui sera ma future éditrice mes adresses, mes préférences. Tu vois, même là, c’est encore de la chance. « 

Raphaële Marchal

De la chance ou (un peu) de talent et beaucoup de boulot. Nous ne trancherons pas pour le coup ce qui ressortirait du débat stérile entre notre parrain et nous !

Ce qui est sûr c’est que Raphou ne rentre dans aucune case : bourdonnante, elle touche à tout et fait mouche ! A l’aise partout, il semble qu’il n’y ait aucun environnement dans lequel elle ne parvienne pas à mettre son grain de sel ( à défaut d’être osthéopathe, elle est naturellement pleine de souplesse, c’est papa Marchal qui va être content ) , des élevages aux cultures en passant par la mer …

Ain’t no mountain high enough …

  

Un véritable Laguiole suisse
( hahaha )

 

Certains verront dans cet article une déclaration d’amour.
Ca n’est pas le cas. Ca n’a pas cette vocation là.

Ce que nous voulions dire ici, sur Forme Libre, c’est que Raphaële ne se contente pas de faire sa part pour mettre en avant les gens du monde de la Cuisine. Ce que nous voulions dire c’est que, carte de journaliste ou pas, elle rompt (enfin !) la sacro-sainte manie de l’étiquetage labellisé au profit de l’échange vrai et du partage.

Elle est une optimiste qui a à cœur de transmettre du bonheur , de mettre les choses dans le bon rail pour que ça aille.

En ce sens, en partageant ce que les gens qu’elle rencontre font, elle donne de l’information, certes, mais aussi la direction qu’il nous faut prendre quant à la forme de nos assiettes et de nos modes de consommation.

Toutefois, Forme Libre n’a aucune légitimité à commenter et étayer l’impact et la plus-value de Raphaële pour l’univers de la gastronomie.
parce qu’en vrai nous adorons manger mais sommes littéralement incapables de parler d’un bleu de Termignon comme elle le fait ou de tenir tout un reportage sur le pruneau … ou alors c’est que nous ne sommes pas à jeun ! ).

De ce point de vue on se contentera de vous conseiller de regarder ses reportages sur C8 dans l’émission William à Midi, de lire ses lignes dans les magazines Fou de Pâtisserie, Fou de Cuisine ou le Elle à Table et BIEN-Sûr d’écouter ses podcasts … pour cesser d’être « A côté d’la plaque » dès lors qu’il s’agit de savoir quoi mettre dans votre assiette. 

 » C’est quand même con de préparer un bon diner à vos amis, de vouloir leur faire plaisir et puis, finalement, de leur faire manger un truc qui leur butte la santé. « 

( A ce propos, les tomates en décembre n’existe pas plus que le père Noël ).

 Mais il est une autre direction que Raphaële nous donne. Plus inconsciemment. Cette recette là nous est délivrée simplement comme bonjour* en la regardant œuvrer à la baguette et assembler les ingrédients jour après jour: Elle donne le La et l’exemple ( comme une cheffe d’orchestre… maman Marchal, encore contente ! )

Son premier livre (celui dont elle dit qu’il l’a légitimée) s’appelle  » A la folie «  et, nous ne pouvons pas croire chez Forme Libre que ce soit un hasard. Ce livre, comme un accomplissement, est la preuve que lorsqu’on est un peu fou, passionné et déterminé, on peut y arriver. Autrement dit, arriver là où on ne se sent plus A côté d’la plaque mais bel et bien à sa place.

Je la vois d’ici, Raphaële lire ces lignes et dire  » mais puisque je te dis que tout ça je ne l’ai pas réfléchi, je l’ai juste fait  » et ne pas forcément comprendre en quoi le chemin que ce petit chat beauté a parcouru est une source d’inspiration pour les gens et notamment toute une génération.

Mais, malgré cela … même si elle dira que c’est trop … que je me suis laissée aller aux élucubrations influencée par l’amitié et l’admiration, je me sens tout à fait alignée avec le message que Forme Libre cherche à véhiculer :

Dans un monde où les portes semblent souvent fermées, montrer la voie, démontrer la méthode
&
ouvrir les fenêtres sur le champs des possibles
est rare, précieux, généreux

i m p o r t a n t.

Celle qui est fascinée par les énigmes comprendra donc qu’elle nous délivre les clefs du pouvoir de la volonté en rappelant que le positif amène le positif et qu’il faut, parfois, simplement oser pour se sentir vivant.

Raphaële, tu es un parrain de qualité. Continue de Vol(er) au vent Michel et on te souhaite que tous tes projets continuent d’être étoilés !

Quant à vous, Chers Lectrices & Lecteurs, nous vous souhaitons d’avoir des rêves plein la tête et l’envie d’en réaliser quelques uns.
Comme des inconnus, on vous dira que  » c’est votre destin  » & en afficionadas de la Cave à Michel on vous dira que  » Les enfants ont des ailes , pour voler voler voler ! « 

Suivez les aventures et les 10000 projets de Raphaële sur Instagram : @enrangdoignons ;

Retrouvez-là sur C8 dans l’émission de William à Midi et dans les Web Séries : La crème de la crème & Super Bon ;

Lisez-là au sein de Fou de Pâtisserie, Fou de cuisine, Elle à Table, Le Fooding pour ne citer que ceux-là… ;

Ecoutez là sur les Podcast  » A coté d’la Plaque «  ;

Et bien-sûr offrez-vous ces livres, avec le couvre-feu, il est de bon ton de jouer les marmitons : A la folie ;  Simple comme Bon(jour) ; Passion Pique-Nique.

Elle est partout Raphou … et elle rend la vie jolie !

Hommage à Samuel Paty

Hommage à Samuel Paty

« En plus avec la maturité, un prof ou une prof d’Histoire-Géo, en général c’est pacifiste parce que ça a étudié trop de guerres … »
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Depuis hier chez Forme Libre on a les mots coincés dans la gorge. Pile à l’endroit où un fou, un perdu, un manipulé, un … on-ne-sait-quoi-ou-qui a réduit au silence un Homme qui avait fait du partage et de la transmission son métier. Le PLUS BEAU métier du monde que celui-ci d’enseignant(e).
Et ça nous donne envie de vomir parce que c’est la Liberté d’expression qui est, là encore, touchée et puis aussi la liberté d’apprendre; D’apprendre ´les vraies choses’, les faits sans métamorphose, sans que cela ne soit déformé, interprété au profit d’une pensée ou d’une autre, d’une doxa ou d’une omertà.
Gros câlin aux maîtres et maîtresses, aux professeurs et professeures, aux instituteurs et aux institutrices, Aux ´Instit’ de la République.
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« Et ça a foi dans l’humanité malgré tout »

Forme Libre

 » Merci P’tit Gars ! 

Restons Unis … 

Autrement dit : Suivons sa voix et sa voie …  » 

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