La fête n’est pas finie !

La fête n’est pas finie !

« Le beau temps reviendra … c’est une frustration de ne plus pouvoir exercer notre passion … mais avec un peu d’imagination et de créativité on survit et Vive la vie ! »

Matthieu & Pauline

Ensemble c’est tout.

Cette semaine, au travers du portrait de Pauline Okasmaa et de Matthieu Turin, les deux entrepreneurs au grand cœur derrière le traiteur évènementiel Matthieu & Pauline, nous avons parlé partage et nous sommes un peu remémorés ce que pouvait être une grande tablée !

Nous nous sommes souvenus des soirées faites de grandes discussions autour d’un saucisson et d’une planche de fromages. Ces soirées à refaire le monde et imaginer celui de demain sous l’effet désinhibé que procure un bon vin.

Et, bordel ; ce que ça fait du bien !

Même si tout cela semble loin, d’un autre âge et pourrait presque nous pousser à ne pas être sages surtout à l’approche des fêtes de fin d’année où nous avons, d’ordinaire, tant plaisir à nous retrouver !

Mes copains sont restaurateurs, traiteurs, entrepreneurs des métiers de bouche. Nous formons une bande de joyeux lurons, bon-vivants de leur Etat adeptes des bonnes-choses et des bons-gens. Depuis quelques années, ils ont décidé de faire de leur sens de l’accueil un métier et vous accueillent chez eux comme si vous étiez chez vous (D’ailleurs l’ainé de ces zincs amicaux s’appelle Chez Nous ; on ne peut pas faire plus explicite , la messe est dite !)
Depuis de nombreux mois, le rideau est tombé sur Terra, Coup d’Œil, Jouvence, Le petit célestin et tous les autres. A juste titre (ou pas … que chacun en pense ce qu’il en voudra) il faut éviter les lieux publics, les rassemblements, préférer l’entre-nous loin de tous. L’habituel « Ensemble c’est tout » naturel pour tout bon français (peu importe d’où) à laisser place à un ensemble-mais-à-distance, puis à un bal masqué, toujours sans danse, et à une règle de six …

Le supplice.

Surtout pour eux. Avant tout pour eux.
Si au cours des différents confinements et couvre-feux, nous avons pu nous redécouvrir des passions, nous adonner à la cuisine, la peinture, la lecture, le sudoku et rattraper tout notre retard sur Netflix en même temps que nous avons bossé deux fois plus (coucou le télétravail) et sommes devenus des instit’ à domicile pour enfants pas dociles ; eux … ces gentlemen du bien et du bon vivre ont été privés de ce qui les anime le plus :

Recevoir !

Dur pour un artiste de la réception de rester en home-office,
Dur pour un créateur culinaire de ne pouvoir montrer son savoir-faire.

La galère.

 

A défaut de pouvoir servir des coups de blanc, ils se font des cheveux blancs. « Peu importe ce qu’il en coûte » a dit le gouvernement … et pourtant … les aides tombent au goutte à goutte … à peu près autant que les évènements, plaçant tout un secteur en rade, à l’arrêt, dans l’impossibilité de travailler.

Alors oui, il y a le click & collect qui maintient à peu près à flot certains établissements ; mais tel n’est pas le cas des secteurs de la fête et des évènements dont nous ne parlons pas assez à mon goût.

Pour eux, sans autorisation de nous rassembler, impossible de faire autrement … pour les discothèques c’est (Kamel) Oualou et pour l’évènementiel … le plomb dans l’aile.
Et ce n’est pas tout … car … dès lors que le rideau est baissé, l’ensemble des petites mains en coulisse est impacté.

Au même titre que les acteurs de la culture vont bientôt se trouver privés de confiture, les producteurs de produits du terroir broient du noir.

Sans possibilité d’écouler les stocks de produits, la production se ralentit … et pourtant le rythme des saisons continue et laisse bien dépourvus ceux que l’on appelle les « petits » pécheurs, ostréiculteurs, vignerons entre autres agriculteurs.

Et oui, on ne peut plus partager un bol de cacahuètes (en même temps c’était déjà pas gégéne coté hygiène avant) et les amuse-bouches c’est quand même beaucoup de minutie et moins marrant quand on a l’obligation de diner assis, du coup on fait moins dans le caviar et plus dans le picard à la maison et dans le un bol de soupe et au lit !

ça suffit !

La fête n’est pas finie !

Lors du premier confinement, j’avais écrit qu’il fallait manger raisonnablement histoire de pouvoir revenir comme des champions au marathon de la bouffe une fois que les rades ne seraient plus en rade. Mais ça c’était avant ! Avant que ne s’essoufflent mes espoirs de voir les restos relever le rideau.

Du coup, désormais, que ce soit en pyjama ou pas, fini le thé vert et place aux levers de verre !

Hors de question de voir mon palais perdre en exigence et compétences alors place à la sélection gourmet à la maison.

Je vous vois d’ici vous dire que chez Forme Libre nous avons fini par décompenser et que nous faisons des billets en Ode à l’alcoolisme. Rassurez-vous, là n’est pas le propos, il s’agit surtout d’optimisme.

D’optimisme et d’hommage aussi. Car si on y regarde de plus près, en toute honnêteté, il y a de quoi porter un toast à tous ces hôtes professionnels du partage.

Depuis des mois, bien que notre art de vivre ait été placé aux archives, pour les As de la fête, hors de question de se mettre martel en tête ! Hors de question de se lamenter, il vaut mieux se réinventer.

Et cela fait désormais des semaines et des mois que je les vois continuer … avancer … trouver des solutions pour que toujours dure la passion.

La fête est finie,
vive la fête !

Prenez Matthieu & Pauline par exemple, ils ont mis en place tout un tas de mesures sanitaires de sorte à pouvoir satisfaire à leurs obligations en même temps que de contenter les gloutons.

Ils expliquent tout dans le podcast  » Les voix d’avenir  » ci-dessous qui, en plus que d’être intéressant, permet de voir de l’avant.

Comme Pauline Okasmaa le dit :

« Il y a toujours des solutions, le soleil reviendra, cela ne sert à rien de se plaindre … cela ne mène nulle part. Il faut faire preuve de résilience, nous sommes en bonne santé, c’est une chance. Pour le reste, faisons tous notre part et soyons créatifs !« 

Il y a de quoi être admiratifs …


De ce positivisme envers et contre tout et de ce courage qui semble pouvoir venir à bout de tout !

De cette vivacité …

Un mot qui m’amène à vous parler d’un autre duo : celui de VIF , rencontré au hasard la veille du re-confinement, qui a – à peine plus d’un an – déjà dû se repenser, se redessiner, s’agencer pour faire moins dans l’agence de vin pour professionnels et plus dans le conseil aux gens en matière de bouteilles. Il faut dire que ces deux-là, Hélène et Thomas, en ont (de la bouteille) et de l’herbe sous le pied … on en reparlera sûrement plus tard mais, en attendant, nous ne pouvons que vous conseiller de vous faire plaisir (ou d’offrir) leur coffret sélection car il y a toujours une bonne occasion pour déboucher et déguster une bonne cuvée.

A la tienne Michel !

Et d’ailleurs si un coffret vous semble trop et que point trop n’en faut en matière de picole (je suis obligée légalement d’écrire un truc comme ça sur un média ; c’est la Loi !) vous pouvez toujours faire appel à Michel, enfin à la Cave à Michel de Maxime Tischenko qui saura vous conseiller pour vous régaler le soir du réveillon, à Noël ou pour la Saint Sylvestre puisqu’on parle de prénoms.

* 36 Rue Sainte-Marthe, Paris, 75010.

Je vous avais prévenus, désormais c’est petites sélections aux petits oignons à la maison.

A ce propos, ce billet est aussi une invitation : Vous êtes les bienvenus chez moi quand il vous plaira !

Parce que Ensemble c’est tout, c’est le BA-BA (celui du Domaine de Brousse découvert au travers des vifs conseils de Thomas) et que grâce au Tagine de Marie-Jo* à emporter je peux vous recevoir à ma table avec générosité !

Et puis si vous n’aimez pas le couscous y’a Jaïs aussi et j’ai toujours la possibilité d’appeler Matthieu & Pauline à la rescousse … Et pour ceux qui, comme moi sont des p’tits mousses, Manu a eu la bonne idée d’ouvrir sa guinguette à coquilles et fruits de mer à 200 mètres de chez moi  ! Passion Poisson … et Barrak’ à huitres à la barraque ! (Rue des trois frère 75018 Paris).

Si vous avez des bons plans à partager pour les fêtes de fin d’année ou après, n’hésitez pas à le faire en commentaire. Nous sommes tous de grands gourmands et puis, je suis convaincue que nous sortirons tous de cela en nous serrant les coudes et en continuant à lever le coude à la moindre occasion car il faut continuer à tout fêter et célébrer … malgré tout.

Je vous souhaite de belles fêtes de fin d’année. Gourmandes et Joyeuses.

Prenez soin de vous et de vos proches et n’oubliez pas d’avoir du nez en allant montrer le bout de votre nez chez PCR & co avant d’aller offrir et chercher vos cadeaux !

© Source photos: 

– Mélanie Lenormand

– Matthieu & Pauline 

– Les paniers de la petite Laura

– Le Tagine 

– La cave à Michel

– Pinterest

 

Post Partum : Nom Féminin variable.

Post Partum : Nom Féminin variable.

POST PARTUM : Nom Féminin Variable.

Post Partum … un mot étrange… Recherche Google… « Nom masculin invariable« … Premier relent sarcastique… « Période qui succède à l’accouchement et durant laquelle l’organisme maternel, modifié par la grossesse et l’accouchement, subit des changements destinés à le ramener à l’état normal » … rarement j’ai eu autant envie de jeter par la fenêtre mon ordi.

Une définition comme une formule mathématique … ou de l’art de traiter les sentiments de façon systémique.

Ne serait-il pas temps de libérer la formulation et de laisser libre cours à l’expression ?

« Mel je crois que je suis prête à parler. Je crois que ça me ferait du bien et puis … si mon histoire peut raisonner en quelques mamans en désarroi ; et bien j’aurais le sentiment d’être utile. Je crois que j’ai envie de dire ce que j’aurais eu envie qu’on me dise« 

Julia Maufay

Et là, le bout du tunnel. Même si 11 mois après sa naissance en tant que maman, Julia ne sait pas quel est son état sans son traitement, elle va mieux. Bien mieux. Après avoir tournoyé sans repère au rythme du blues du baby. Elle est solide et forte et parvient même à se faire confiance dans ses reflexes et instincts. La culpabilité s’estompe pour laisser place au naturel. Elle a fait son chemin. Le sien.

Julia & Charlie

Julia & Charlie.

« Etre parent demande de faire son chemin. Il y a quelque chose en nous qui doit être parcouru. Une réinvention qu’il faut aller chercher … et rechercher constamment. Tout est mouvant en permanence et demande de trouver de nouvelles réponses, de nouveaux modes. Les enfants t’obligent à te repenser pour leur permettre de se créer eux ! Donc oui, tu te réinventes avec eux. » 

Nina

Etre parent est donc une aventure façon les mystérieuses Cité d’Or. On parcoure le monde, le sien, intérieur et extérieur, en quette des réponses qui sont autant de découvertes nous menant vers d’autres portes.

« – Ne t’inquiètes pas Julia, avec mes sœurs on a appelé ça le tunnel des 3 ans ! » a dit Faustine,

 » – Mais je ne veux pas que ça dure 3 ans ! » a répondu Julia.

Nous avons ri ! Ensemble.

Et il semble que ça ait fait du bien pendant 1 heure de partager autour d’un sujet trop souvent caché, de cesser un temps les faux semblants et de lever le voile sur ce qu’est la maternité lorsqu’elle nait dans le même temps que bébé. 

 

Donner naissance et se faire renaissance.

Se faire fureur aussi,

des frayeurs parfois

et se sentir souvent démunies et en désarroi.

« Je me suis sentie seule. Jetée dans le grand bain sans savoir nager. Pendant 9 mois, on te prépare à accoucher. La réalité, enfin la mienne, c’est qu’au moment de l’accouchement tu oublies tout : tu te retrouves dans ton état animal premier et tu expulses comme tu peux ton bébé. C’est violent un accouchement, traumatisant pour le corps et, parfois, pour l’esprit. Jamais tu n’es placée dans une telle position dans la vie. Il y a vraiment quelque chose d’animal dans ce moment, dans tout ce que l’état naturel peut avoir de brut et de beau à la fois parce que, en souffrant, tu donnes la vie … »

Julia Maufay

De l’instinct de survie au service de la vie et puis… après les premiers cris, le premier peau à peau, la découverte d’un visage, des petits pieds, des mains toutes juste formées, après le domptage des couches, des linges (qui ne concernent pas que Bébé) il y a le début du voyage. Le retour à la maison … la vie à trois (ou à quatre, cinq, six) et pour certaines, le début de ce sentiment d’abandon.

Marine & Pablo

Marine & Pablo

« … J’ai eu le sentiment de me noyer. Rien que le retour à la maison : c’était pendant les grèves, 4 heures de voiture, bloqués dans les embouteillages et je ne savais pas quoi faire avec ma fille. Est-ce que je devais la prendre ? La nourrir ? La laisser ? Aucune idée. Beaucoup te disent que tu deviens mère ou père dès lors qu’on te pose ton enfant dans les bras. Et bien la magie n’a pas opéré avec JB et moi. Nous on s’est beaucoup regardés, beaucoup questionnés, beaucoup dit qu’on avait fait une connerie … qu’on n’était pas prêts, de mauvais parents. Enfin moi j’ai pensé que j’étais une mauvaise mère. D’autant que je peux le dire en assumant désormais : je n’ai pas de suite aimer Charlie. Je l’ai rencontrée et petit à petit je l’ai aimée. Elle est aujourd’hui la prunelle de mes yeux, elle est parfaite, mais j’ai appris à l’aimer. Je sais que ce n’est pas le discours normal mais c’est comme ça que ça c’est passé pour moi.« 

Julia Maufay

Le discours normal… de celui qui fait culpabiliser, de celui qui angoisse et en rajoute une couche aux couches ! Comme si ce n’était pas déjà assez difficile de voir son sommeil réduit à peau de chagrin, de voir ses journées rythmées par le biberon ou le sein et le bain, de se voir transformée en une figure mythologique cernée entre le panda et le raton laveur … et d’avoir même difficulté à se laver soi … parce qu’une heure c’est une heure et, qu’entre se laver les cheveux pour avoir le poil soyeux et dormir, il faut faire un choix.

Alors, ici, on va se le dire une bonne fois pour toute : La normalité n’existe pas.

D’une part, allaiter ou ne pas allaiter – That is THE question ! – ne fait pas de vous une bonne ou une mauvaise mère. 

C’est un choix personnel, individuel et conjoint à la fois – parce qu’il inclut le papa – et qu’il faut se considérer aussi dans ce que nous sommes de corps et d’esprit et dans ce que notre humanité et notre santé nous offrent de ressources, de limites et d’envie.

Allaiter ne coule pas de source.

Marine & Pablo

Marine & Pablo

Au même titre qu’aimer son enfant incommensurablement, se vivre et se ressentir maman dans sa chair, avoir la notion de la dévotion, s’abandonner et tout donner n’est pas une obligation ou un super pouvoir inné.

Être parents ça s’apprend ; parfois un peu branli-branlants.

Les normaliens ne sont rien d’autres que des gens qui n’ont pas compris que, lorsque ce que l’on a à dire n’est pas mieux que le silence, il vaut mieux le garder ; En bref : s e – l a – f e r m e r.

Julia, JB & presque Charlie

D’autre part, ce n’est pas une expression ultime d’égocentrisme narcissique que de dire qu’il n’est pas évident de voir sa féminité diminuée en proportion inverse de sa maternité augmentée. C’est une réalité et un tant soit peu de sororité sur le sujet ne nous ferait pas de mal. Quand Elise Chalmin poste une photo d’elle au naturel assumant toute les vérités sur sa nouvelle vie de maman on applaudit des deux mains. En revanche, ça nous amuse moins de lire en commentaire certaines remarques qui sont, non seulement déplacées, mais mériteraient une bonne fessée !

Les seins qui tombent, les vergetures,
la peau du ventre distendue,
merci petit-jésus, c’est la nature !

Et que certaines décident de gérer cela à coup de cuillères dans le pot de confiture ou en faisant du yoga post-partum ne se juge pas. Sur ce sujet, nous ne sommes pas toutes nées libres et égales en droit: Chaque corps et unique et réagit comme il se doit.

Cela nous amène à un autre débat : congés maternité ou pas ? Un débat qui n’existe d’ailleurs pas lorsqu’on est indépendante et entrepreuneure ! S’ajoutent alors les réalités économiques, la difficulté que cela peut représenter d’être éloignée un temps, par la force des choses, de son premier bébé : son entreprise et la culpabilité qui va avec de devoir, un temps, lâcher prise.

Pour résumer, chacun fait ce qu’il peut avec ce qu’il a et ce qu’il est. Et c’est déjà parfait même si cela ne ressemble pas à ce qu’on vous a dit ou ce que vous imaginiez.

Dans la vie tout se conjugue souvent à l’imparfait. C’est ce qui la rend jolie. C’est dans l’imperfection que l’on rencontre l’authenticité, la vie, la vraie.

« Merci de dire tout haut et sans retenue ce qu’est la vraie vie ! Et pas cet agaçant « Tout est parfait ! Mon bébé est parfait, ma vie est parfaite », on a le droit de flancher ! Sur ce je vais me coucher avant que Bébé ne se réveille d’ici 2/3h pour son biberon nocturne … crevée mais le cœur plus léger grâce à vous car je me sens moins seule. » 

A_Falket

Votre humble serviteur Forme Libre n’est pas maman. Il est donc difficile d’aligner des lignes sur un sujet qui ressort à peu près autant de l’inconnu que de faire l’ascension de l’Himalaya avec ou sans sherpa. Toutefois, j’ai été la témoin privilégiée au cours d’une semaine de vos échanges et partages. J’ai reçu vos confidences et témoignages sur vos histoires et voyages et je dois vous dire : 

Merci pour ça. Je suis touchée d’avoir pu vous lire et vous écouter. Merci de votre confiance.

C’est pourquoi au sein de ce billet du dimanche c’est à vous que j’ai envie de donner la parole en retranscrivant ici vos écrits. J’ai envie de faire de cet article un endroit où vous pouvez vous faire entendre, un lieu où vous retrouverez, quand vous le voudrez, les mots et pensées échangés.

Parce que NON vous n’êtes pas seules. Ce que vous ressentez, éprouvez n’est ni plus ni moins que la preuve de votre humanité. Vous êtes des héroïnes. Vous êtes fortes, courageuses et belles aussi. Et si, parfois, vous avez le sentiment d’être prises au dépourvu quand l’heure de la tétée est encore venue, faites-vous confiance, ça va aller, c’est une passe qui passera, ça ira… Tout ira bien…

Et aussi, n’oubliez pas, qu’il y a ici et là des mains tendues, des épaules attentives, que ce sentiment de servitude à votre bébé ne vous astreint pas à la solitude. Vous continuez d’exister. Alors à la sortie de la maternité, en sortant la poussette, à la fameuse « heure des mamans » (hum! J’ai avalé de travers) à la crèche ou à l’école, ne faites pas semblant. Le diktat du ‘Souris et tais toi !’ ne devrait pas exister d’autant qu’il y a sûrement dans le lot une maman qui serait ravie de craquer autour d’un thé ou d’un cosmo !

Et d’ailleurs, il n’y a pas que les mamans qui peuvent être là pour ça, il y a aussi les papas, les amis et les parents. Il y a moi aussi. Et, je m’excuse par avance ou après coup, si, parfois, j’ai pu ou pourrais être maladroite avec mes amies mamans. Je vous en fait la promesse, je serai toujours là pour vous. Même si c’est pour passer une nuit au chevet de bébé pour vous permettre de dormir et de retrouver le sourire.

Julia la courageuse, Julia la généreuse, tu as ouvert la porte en grand sur ton histoire et je ne m’attendais pas à en recevoir … tant d’autres … Tu peux être fière de toi et je crois que si Charlie a, pour la première fois, frappé dans ses mains jointes jeudi matin c’était pour t’applaudir et te dire qu’elle est fière de toi. Tu es une super Créa-Mamma !

Vous l’êtes toutes … la preuve en est là :

Je n’ai jamais été très branchée maternité, je ne m’étais jamais imaginée mère et j’ai même soutenu pendant longtemps n’avoir pas d’envie d’enfants, jamais. Mon conjoint, en revanche s’imaginait bien fonder notre famille, lui. Son envie associée au tic-tac débile de l’horloge biologique a fait évoluer mes envies.
On se lance donc dans l’aventure, persuadés que ça prendrait du temps, et au final je tombe enceinte immédiatement. Dans un petit dénis, je mets un mois avant d’oser faire un test, et quand je me décide enfin je le planque sous du papier toilettes dans un coin des WC, mais j’ai bien vu les deux barres s’afficher instantanément. C’est Jerem qui va le récupérer et qui revient en me disant « Bon bah voila ». Pas d’explosion de joie dans nos coeurs comme on voit dans les films.
« Bon bah voila » quoi? Tous nos acquis viennent de voler en éclat, notre vie prend une allure complément folle en 3 minutes, viens on part au boulot et la vie continue plus fort et plus puissamment. Tranquille.
Vas-y digère l’info.
Forcé d’arrêter ce qui me plait le plus dans la vie : boire des coups, fumer des clopes et manger du saucisson, je suis un peu aigrie pendant 3 mois, le temps de prendre le pli et de me créer de nouvelles habitudes.
La grossesse suit son cours, sans encombres. Je reste longtemps persuadée d’attendre un petit garçon parceque je ne veux pas mettre au monde une fille, dans mon imaginaire la vie est trop rude pour elles. Les filles c’est un peu chiant, c’est du rose et de la paillette, ça déteste sa mère à l’adolescence, ça fait des complexes et ça se fait insulter (dans le moins pire des cas) dans la rue pour avoir porté une jupe jugée trop courte.
On nous annonce au 5éme mois que nous attendons une fille et j’arrive encore moins à envisager l’après-grossesse.
Je passe 9 mois avec l’impression de m’observer d’au dessus, de regarder ma métamorphose d’un œil extérieur, je me sur-documente pour tenter de maîtriser la situation, je m’entraîne a l’accouchement comme on se prépare a un marathon, je veux être prête a faire face a toutes éventualités.
Puis le 10 Juillet 2020, le travaille est lancé et j’ai toujours cette même sensation : me regarder d’en haut faire quelque chose de complètement fou, d’inattendu, sauter a l’élastique sans élastique.
Louise nait comme je vis : en prenant son temps, sans faire un bruit et les yeux grands ouverts, très consciente de l’importance des moments.
Je n’ai pas le coup de foudre, je me sens simplement satisfaite d’avoir fait le job. Done. On peut passer à un autre projet maintenant.
Je ne prends pas du tout la mesure de la chose : ce bébé est à moi, je vais rentrer avec à la maison, je vais devoir le maintenir en vie et l’éduquer pour en faire une bonne personne.
Très entourée pendant 20 jours, je joue un peu à la poupée quand elle n’est pas dans les bras d’une mamie, d’une amie, de son père. Et je prends une grande claque quand Jerem retourne bosser, je n’ai jamais passé une journée entière seule avec ma fille, je ne la connais pas, elle ne me connait pas, elle hurle, je pleure, je compte les heures avant qu’on ne me libère de ce quotidien que je juge affreux, je ne comprends pas pourquoi on s’est infligés ça, notre vie était très équilibrée avant et j’avais le temps de prendre des douches, c’était top.
Je prends conscience que le post partum ce n’est pas juste physique, il y a un aspect psychique qu’on ne peut pas maîtriser et qui peut nous faire sombrer dans une sorte de bipolarité : j’ai été ultra heureuse et j’ai eu envie de me jeter par la fenêtre en même temps.
Je suis devenue mère sans transition, il n’y a pas d’étape entre le moment ou on est enceinte et le moment ou on est maman. C’est abrupte, incisif, je ne pense pas qu’à une autre occasion nous vivions ce genre de séisme dans une existence.
C’est doux et dur à la fois.
Ça fait quasiment 5 mois que Louise partage nos vies, Ça a été compliqué à gérer (la Situation, Elle, Moi, Nous) les 2 premiers mois.
Depuis, on a fait connaissance et on dirait qu’elle a toujours été à mes côtés.
J’avais une peur bleue de perdre mon identité en devenant mère, de me laisser envahir par ce rôle et de perdre mon fun, mon physique et ma sexualité.
Au final elle a renforcé tout ce que j’étais et a balayé tout ce qui m’effrayait dans la vie.
Cette enfant me donne envie d’en faire 1000 autres comme elle, elle me confonte et me révèle.
Et ca c’est quand meme un super pouvoir de meuf a paillettes.

Clémence

Merci encore pour ce live ! Je me retrouve tellement en Julia mais moi étonnament c’est pour mon 2ème bébé … pour le premier tout c’était très bien passé et j’avais tout géré mais, là, avec le 2ème gros coup de mou. bref, merci de libérer la parole des femmes et de sortir du très agaçant ‘tout est parfait’

Audrey

« Être maman est fatiguant »

Annabelle

Etre maman c’est multicolore ! Comme une tenue d’Arlequin. Et figure toi que je ne m’étais jamais posé la question tellement c’était évident. Fou. 
Mais c’est fou à quel point nous ne sommes pas préparés à être parents de bébés… et être parents de bébé est tellement différent  de parent d’enfants. Je ne m’en étais pas rendu compte aavant. 

Faustine

« Y’a rien de cool, un bébé ça a trois fonctions : Vocale, Bucale & Anale ! Qu’on ne vienne pas me dire que c’est génial ! »

Céline

Alors l’allaitement pour moi c’était une évidence, j’ai commencé à lire des livres sur ce sujet j’avais 22 ans et j’ai eu Pablo à 27 ans.
Pour moi c’est un cadeau de la vie, je trouve ça fascinant, la capacité que le corps a à produire ce qu’il y a de meilleurs pour nourrir ( et pas que) un nouveau née , bambin ou enfant.
Quand je suis tombée enceinte j’ai tout mis en place pour mettre toutes les chances de mon côté pour que mon allaitement fonctionne car ça a beau être un don de la nature et naturelle c’est parfois un parcours du combattant à mettre en place. Au delà de nourrir mon fils je voulais être maternante, je sais après plusieurs lectures et expérience que les premières années de vie sont déterminante dans le futur, et la personne que sera mon fils plus tard.
Laisser son enfant pleurer dans son lit pour jusqu’au ce qu’il finisse par s’endormir , le caler dans un coussin pour que son biberon tienne tout seul et faire autre chose pendant ce temps là,
Le mettre dans sa chambre en rentrant de la maternité tout ça je considère ça comme des torture pour le nouveau né.
L’allaitement pour moi c’est un partage, une sécurité, une transmission Et tellement plus
Je pourrai t’en parler des heures car c’est aussi bénéfique pour l’enfant que pour la mère sur le sujet du post partum.
Socialement je le vis très bien je suis assez renseignée sur le sujet pour pouvoir discuter et argumenter lorsqu’on essaie de me faire comprendre qu’allaiter mon fils a 17 mois ça sert plus à rien

Et j’ai jamais été gêné de dégainer mon arme magique n’importe où n’importe quand ! 

Marine

 Merci

 

VOUS ÊTES FORMIDABLES MESDAMES.

 

Si d’autres souhaitent témoigner j’ajouterai, bien sûr au fur et à mesure, vos messages. Cette page c’est votre expression libre très chères.  

 

© Source photos: 
– Julia Maufay 
– Marine 
– Milk Magazine 
– Ondine Saglio
– La maison rose

La Terre.

La Terre.

Je suis une grande admiratrice de Pierre Rabhi et sa déclaration :

«Quand on mange il faudrait se souhaiter bonne chance plutôt que bon appétit» me fait froid dans le dos.

La terre est en effet essentielle à la vie,
c’est même la vie.

La Terre accueillait les premiers animaux il y a 500 millions d’années et les premiers hommes il y a 200 000 années.

La Terre nous offre non seulement l’oxygène pour respirer et notre nourriture pour survivre, mais aussi les paysages, le vent, les arbres, les fleurs, les animaux, les marées, les odeurs, le sable pour notre plus grand bonheur.

J’aime Pierre Rabhi et sa métaphore du colibri qui, si petit soit-il, «fait sa part».

Nous devons prendre conscience d’où nous venons et collectivement protéger la nature, la vie, la beauté qui nous entoure. Il est désolant de voir ce que les hommes ont fait de la terre depuis la révolution industrielle.
Nous terriens, nous n’avons qu’une terre pour y vivre, on doit donc la respecter, l’aimer.

Les ressources de la terre ne sont pas illimitées, l’homme ne peut pas épuiser ses ressources, pêcher jusqu’au dernier poisson, déboiser, exploiter intensivement les champs et les moindres recoins de la terre.

Alors que faire chacun à son niveau ?

Tout d’abord prendre conscience de l’impact qu’aurait une mesure simple : manger raisonnablement en quantité et en qualité, respecter les modes de culture et d’élevage respectueux de notre environnement.

Garder en tête que les ressources de la terre
ne sont pas infinies, mais bien finies.

Sylvie Marchal

© Crédit Photo : Paris Se Quema pour Mint Magazine. 

La marée : « Bonjour Monsieur, est-ce qu’il y a assez d’eau pour se baigner ? »

La marée : « Bonjour Monsieur, est-ce qu’il y a assez d’eau pour se baigner ? »

Je pourrais disserter des heures sur la marée.

Sur ce moment qui désarçonne ceux qui ignorent (car il y en a) que la mer, la mienne en tous cas, la Manche, monte et descend. Et remonte. Et redescend. Sur le mouvement précis et cadencé, quotidien de la mer qui suit son parcours et finit par encercler l’imprudent(e) qui n’y a pas pris garde. Sur le changement de paysage, de couleur, d’odeur de la même plage, à marée basse et à marée haute. Chaque jour.

Mais il y a aussi des histoires. En voici une, réelle :
Un jour que je lisais face à la mer, à demi retirée, une dame s’approcha : « Bonjour monsieur, il y a assez d’eau pour se baigner ? ». Peu importe ma réponse. La question se suffit à elle-même pour dire combien la marée peut troubler les esprits.

 

La photo est un cadeau.

 

 

Guy Birenbaum

De la tendresse Bordel

De la tendresse Bordel

 » Nous ne nous développons pas avec le lait maternel (ou le lait tout court) mais avec l’échange et l’interaction sociale. « 

Nils Tavernier

Les recherches de René Spitz, dans les années 1940, ont été les premières à montrer de façon systémique que les interactions sociales avec les autres humains sont essentielles au développement d’un enfant.

Bien sûr, la façon la plus claire de mettre en évidence l’importance de certaines stimulations sensorielles ou sociales pour le développement normal d’un enfant serait de le priver de ces stimulations et d’observer les carences qui surgissent.

Bien entendu, il est totalement impensable de procéder de la sorte ; cela reviendrait à sacrifier des cobayes sur l’autel de « l’hospitalisme« .

La science ok mais pas touche à l’enfance !

Toutefois, dans certaines situations de vie, que certains qualifieraient d’accidentelles, des privations surviennent.

C’est le cas des enfants abandonnés à eux-mêmes dans la nature ou encore des « enfants placards » tels qu’on les appelle avec, il faut le reconnaitre, beaucoup de poésie…

Afin de démontrer à quel point le fait de  » Donner le biberon et Changer les couches  » était, certes nécessaire à la survie du nourrisson, mais insuffisant au développement de l’enfant, Spitz a suivi au cours de plusieurs années deux groupes de nouveau-nés. Le premier d’un orphelinat où 26 bébés étaient plus ou moins coupés du monde dans leur berceau et où une seule infirmière devait s’occuper de 7 enfants ; et le second, placé également dans un orphelinat mais situé dans une prison où les mères, bien que prisonnières, pouvaient prodiguer chaque jour à leur enfant soins et affection et où les enfants pouvaient observer leurs petits camarades de chambrée et le personnel durant la journée.

Sans rentrer dans le détail des résultats de l’étude (pour ceux qui voudraient approfondir la question passionnante des effets du toucher sur notre psyché, le site de l’Université McGill devrait vous nourrir bien mieux qu’un sachet de frites surgelées McCain – pardon pour la vanne, j’avais pas mieux), on peut simplement dire que, si à l’âge de 4 mois les états de développement des « petits » étaient comparables, les choses se corsent ensuite : Dès la première année, les performances motrices et intellectuelles des enfants de l’orphelinat avaient pris un grand retard comparativement à celles des enfants de la prison. Ils se montraient moins curieux, moins enjoués et étaient également plus sujets aux infections. Lors de la 2ème et 3ème année, seuls 2 bambini (sur les 26) de l’orphelinat étaient capables de marcher et de bredouiller quelques mots, là où les enfants élevés par leur mère dans la prison avaient des comportements similaires à ceux observés chez des bambins élevés dans un foyer  » normal  » (pour autant que la normalité existe mais … autre question, autre thème).

Depuis cette étude pionnière, de nombreux autres travaux ont montré que tous les soins prodigués aux enfants ne peuvent compenser la privation sensorielle et sociale, ces enfants demeurent souvent muets et sont incapables d’apprendre à parler et à avoir des comportements sociaux harmonieux. Il semblerait même qu’ils tomberaient plus souvent malades … On appelle cela l’Hospitalisme en psychologie (un jour un mot ! Ne nous remerciez pas c’est cadeau ! ) ou de la dégradation de l’état d’un nourrisson lorsqu’il est placé en état de carence d’interaction.

Cet Hospitalisme a bien entendu des effets au long court, lorsque le syndrome de Peter Pan avalé, on devient un adulte affectueusement carencé. L’humanisme se transforme alors en manque d’hospitalité ce qui engendrerait également – par effet de répétitions et de renforcement – des impacts sur la santé.

En effet, une étude, menée par une équipe de chercheurs américains de l’Université Carnegie Mellon à Pittsburgh, a révélé que “ l’on est moins enrhumé, moins touché par la grippe et tous ces petits virus qui s’attrapent en hiver, lorsque l’on est touché, câliné ”.

La grippe ! Encore ?

Mais alors ?

Depuis des mois on joue au  » pas de bras, pas de corona  » sur un rythme de  » You can’t touch this  » pour ne pas se contaminer … On ne s’agrippe plus pour, mutuellement et à juste titre, nous protéger mais … avec quel effet secondaire à ce traitement du « pas touche à maman »?

Puisqu’on a le temps de creuser en étant confinés, notons que le neurologue américain Shekhar Raman a établi en 2017 qu’un câlin, une tape dans le dos et même une poignée de main amicale sont traités par le centre de récompense du système nerveux central Ce serait, selon lui,

 » la raison pour laquelle ils peuvent avoir un impact puissant sur la psyché humaine, nous faisant ressentir du bonheur et de la joie ”.

Tout cela serait du à l’ocytocine que permet de libérer un câlin.

Câlin

Ce mot aussi régressif qu’une madeleine … si inaccessible dans les temps modernes qui nous ont placés au régime augmentant considérablement notre consommation de chocolat. Faut bien compenser pour ne pas décompenser et supporter tout ça.

Chez Forme Libre ça nous a un peu mis la puce à l’oreille cette question … alors on a un peu cherché, lu, bouquiné, potassé le sujet et, on s’est rendu compte, qu’on n’était pas tout(e/s) seul(e/s) à ressentir un certain manque à ne plus pouvoir serrer fort, toucher, chatouiller, caresser, masser, saisir, effleurer, câliner ceux et celles qu’on aime d’Amor.

Emmanuelle Ringot en a même fait un article dans le Marie Claire d’octobre et on se retrouve tout pile dans ces lignes:

« Si le fait de ne plus devoir faire la bise à tout-va me convient très bien, celui de ne plus faire de câlins à ceux que j’aime et avec qui je ne partage pas mon toit, me manque. Beaucoup. Alors pour compenser, on se pince parfois les bras, fort. On s’effleure le dos. Mais évidemment, rien n’y fait. »

De la tendresse bordel !

Charlotte Jacquemot, chercheuse au CNRS au département d’études cognitives, explique qu’à ce jour, il est difficile de savoir quel sera l’impact des  » gestes barrières « , de la «  distanciation sociale  » ; en bref de ce  » vivre sans câlin  » ambiant et ce confinement d’autant que d’autres facteurs comme la peur de l’enfermement peuvent renforcer certains comportements.

Il n’en demeure pas moins que nous avons des envies de sucre totalement déraisonnables et que, même si nous tentons de les justifier par autant de  » petites douceurs  » que nous nous autorisons, il semblerait (d’après les nutritionnistes d’instagram) que nous mangions nos émotions et que nous devrions (toujours d’après les experts instagram) remplacer cette tendance par de la méditation avant de ne plus pouvoir rentrer dans nos pantalons.

OK. Mais chez Forme Libre notre métier c’est la médiation, et on constate bien que le niveau d’agressivité dans les foyers est en constante augmentation. Beaucoup semblent avoir cliqué et dévissé. On se traite de cons dans les supermarchés et on n’en viendrait même à se bousculer pour ne surtout pas se toucher !

Alors on n’ira pas jusqu’à dire qu’on glisse tous tout doucement vers une expression et une explosion de dépressions anaclitiques ( mot numéro 2 du jour … vachement dur à dire, on en convient, mais à placer lors du prochain diner à 6 ) parce que ce serait un peu exagéré et fort de café mais lorsqu’on a lu que  » c’est par extrapolation du symptôme de dépendance de l’enfant envers sa mère que la dépression anaclitique de l’adulte a été définie  » on a encore eu envie de creuser ( ils ont fermé les librairies, avant qu’on ait pu acheter le dernier Marc Levy … du coup faut bien s’occuper )

Et mine de rien on a trouvé pas mal de trucs intéressants qui nous ont permis de mieux comprendre le copain un peu border qui semble avoir lâché la rampe de la bonne humeur !

Wikipedia dit  » Plus largement, on retrouve des symptômes et des ramifications communes entre dépression anaclitique et états limites, notamment chez les personnes dites « borderline » qui développent un comportement oscillant entre dépression et agression lorsqu’elles n’ont pas l’impression de contrôler leur objet de dépendance (…) Chez les personnes borderline, on a pu observer plusieurs sensations intrinsèquement liées à l’état limite anaclitique : sensation de solitude, d’isolement ; sentiment de futilité ; exigences agressives, pressantes ;
manque d’espoir, relative apathie ; style de vie « automatique, mécanique », ou à l’inverse hyperactivité pour remplir le vide. « 

Voila.

Et tout ça à cause du manque d’interaction sociale et d’affection.

Nils avait donc raison  » Nous nous nourrissons des gens qui font écho en nous, de ces interactions  » Et c’est vrai que papoter avec lui d’humanité et des gens dont il a tiré le portrait nous a fait du bien.

Du coup chez Forme Libre on a décidé d’intensifier notre rythme d’écriture, histoire de vous raconter de belles histoires, d’échanger encore et encore , pour éviter de broyer du noir.

De la tendresse à votre adresse.

Mais si ca ne suffit pas à vous combler et que vous ressentez un besoin criant d’échanger … alors n’hésitez-pas à vous adresser à nous. C’est notre métier premier après tout que celui d’écouter.

Bisous & Câlinous.

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