Hommage à Samuel Paty

Hommage à Samuel Paty

« En plus avec la maturité, un prof ou une prof d’Histoire-Géo, en général c’est pacifiste parce que ça a étudié trop de guerres … »
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Depuis hier chez Forme Libre on a les mots coincés dans la gorge. Pile à l’endroit où un fou, un perdu, un manipulé, un … on-ne-sait-quoi-ou-qui a réduit au silence un Homme qui avait fait du partage et de la transmission son métier. Le PLUS BEAU métier du monde que celui-ci d’enseignant(e).
Et ça nous donne envie de vomir parce que c’est la Liberté d’expression qui est, là encore, touchée et puis aussi la liberté d’apprendre; D’apprendre ´les vraies choses’, les faits sans métamorphose, sans que cela ne soit déformé, interprété au profit d’une pensée ou d’une autre, d’une doxa ou d’une omertà.
Gros câlin aux maîtres et maîtresses, aux professeurs et professeures, aux instituteurs et aux institutrices, Aux ´Instit’ de la République.
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« Et ça a foi dans l’humanité malgré tout »

Forme Libre

 » Merci P’tit Gars ! 

Restons Unis … 

Autrement dit : Suivons sa voix et sa voie …  » 

Forme Libre

La liberté: Mascarade ou Matière à apprivoiser ?

La liberté: Mascarade ou Matière à apprivoiser ?

 » Think (think) think (think) think (think)
think (think) think (think) think (think)

You better think (think) think
about what you’re trying to do to me
Yeah, think (think, think),
let your mind go,
let yourself be free « 

Pour lire l’expression libre de Jean-Louis Lascoux on vous suggère de mettre Freedom de Aretha Franklin à fond les ballons !!!

Car il ne s’agit pas là que d’une invitation à la réflexion… 

L’actualité nous amène à nous interroger sur la notion de Liberté.

Pour Jean-Louis la question est centrale, vitale même et, en bon professeur, il veut que nous nous posions des questions, que nous échangions, débattions: 

la Liberté : mascarade ou matière à apprivoiser ?

Chez Forme Libre, on a le masque en rade en tout cas et pas juste parce qu’on aimerait retrouver nos rades préférés et pouvoir trinquer avec les copains rassemblés mais, parce qu’on a beau essayer, on ne parvient pas à sourire des yeux ; à ‘smeyeser’ comme disent les ‘modeux’.

Parce qu’on souhaite continuer à ouvrir les bras. A sourire et que ca se voit parce qu’on sait que ce sont les sourires sur les visages qui invite au partage, qui lutte contre les individualités, qui encourage la solidarité et soigne les fractures de la société! 

Mais ça c’est uniquement ce que nous pensons nous et ce que vous pensez vous nous intéresse beaucoup.

Ce n’est pas parce que nous devons nous couvrir la bouche que nos voix s’étouffent.

Nous vous souhaitons donc une bonne lecture de l’expression libre de Jean-Louis Lascoux et nous nous retrouvons en commentaire pour ceux qui souhaitent s’exprimer ou ne veulent simplement pas se taire…

 Le seul protocole sanitaire qui s’applique sur Forme Libre est celui d’Alain: 

« Règle d’hygiène: n’aie jamais deux fois la même pensée » 


Alors n’hésitez-pas à dire ce que vous voulez, rappelez-vous « La forme est libre, l’opinion aussi ». 

Forme Libre

La Liberté, un droit mais surtout un potentiel en Société

 » Dès lors que nous commençons à vivre des états de conscience, à recourir à la réflexion et à pratiquer des raisonnements, une thématique se présente à nous : la Liberté.

La Liberté est l’une des questions centrales des organisations humaines devenues des civilisations. Que s’est-il passé ? La Liberté a longtemps été mise sous tutelle, très floue dans la pensée, un mythe jusqu’à devenir une mystification, une aspiration plus intime avant de devenir une revendication, puis une exigence sociale. C’est nouveau, alors nous en sommes là, mais pas las.

Tout commence par des affirmations péremptoires, d’un état en devenir : « je fais ce que je veux ». Mais alors, qu’en est-il de cette volonté ? « Je fais comme je le sens » : mais alors qu’en est-il de la réflexion et du raisonnement ? Dans les deux cas, les émotions jouent un rôle dans nos choix. L’usage de la raison, au sens de rationalité, peut nous faire désavouer un entêtement ou une impulsion. De fait, nous pouvons constater que notre Liberté n’est pas un acquis, mais un potentiel.

Si les philosophes du siècle des Lumières ont ouvert la voie à des progrès dans les sciences, ils nous ont légué des représentations fausses. Je vais passer ici sur le paradigme du Contrat Social. J’ai déjà repris ce pilier de nos modèles éducatifs et politiques. J’ai démontré l’erreur de réflexion sur laquelle il a été conçu et les leurres qu’il a conduit à adopter dans le champ du Droit et de la notion de responsabilité. Je ne reviendrai pas non plus sur la question de la souveraineté qui va d’ailleurs avec le Contrat Social. Je vais juste m’arrêter sur la première affirmation de la déclaration des droits de l’homme : « Tous les hommes naissent libres… ». Non, je ne vais pas revenir sur l’empreinte du sexisme de l’époque. C’est la manière dont est conçue la Liberté pour toutes et tous, et ce qu’entraîne cette conception, que je souhaite relever.

Le fait de considérer que l’humain est libre de naissance est chargé d’implications. En réalité, cette idée est aussi fausse que le mythe de la fondation du monde. C’est un leurre. C’est a minima le fruit d’une pensée bernée. C’est aussi trompeur que d’affirmer la suite « … et égaux en droit ». La proclamation de l’égalité en droit est fantaisiste puisque les moyens – excluons les aspects génétiques – déjà économiques, ne sont pas les mêmes pour tous. En effet, pour exercer un droit, il faut non seulement en avoir les moyens économiques, et encore faut-il le connaître, ce qui est une illusion au regard des pratiques d’instruction encore au 21ème siècle. Celles-ci se limitent à transmettre des connaissances, voire à les infliger (sans l’usage du doute), et à communiquer une discipline comportementale plus qu’à éveiller et former à l’exercice de la Liberté.

Hé oui, tout cela parce que l’on part de l’idée que la Liberté est un acquis par nature, un acquis dont il faut apprendre à réguler les excès. Pour ce faire, un modèle de gestion a été mis en place, ouvrant la voie à des activités spéculatives. D’une idée, on en fait une pratique. L’idée n’en est pas moins fausse et son postulat tout autant. La pratique est ainsi mal fondée et conduit le monde dans une erreur grossière. Les conséquences sont multiples dans la gouvernance, les rendus judiciaires et le management, mais aussi dans la dynamique citoyenne, avec l’acceptation, la soumission et la servitude. On restreint les libertés et le plus grand nombre de personnes acceptent les mesures comme une fatalité (…)

La Liberté, une attitude et un état en développement

(…)

L’idée que nous naîtrions libres est fondée sur le mythe de « l’état de nature » inventé au siècle des Lumières. A cette époque, les théoriciens peinaient à sortir de l’obscurantisme des conceptions religieuses. Ils devaient faire face à des soubresauts de fanatisme. « L’état de nature » a été une manière de réécrire le mythe de l’Eden. Pour les Lumières, avant toute organisation en société, les humains, bons ou belliqueux, auraient été libres dans une autarcie leur permettant de subvenir à leurs besoins comme bon leur semblait. Partant de là, leurs raisonnements les ont conduits à considérer que, pour vivre en société, il fallait délimiter l’exercice de cet état naturel. Or, par nature, nous sommes dépendants de tout et pour tout. C’est en Société que nous apprenons.
Etre libre, c’est pouvoir décider soi-même pour soi-même. Pour cela, encore faut-il avoir les moyens de cette décision. A considérer quelque chose comme un acquis, il convient d’en définir l’usage. Et si ce n’est pas un acquis ?
Ainsi, quand le postulat est faux, la suite du raisonnement ne peut pas être exacte.
De fait, nous pouvons constater que nous n’avons plus aujourd’hui les mêmes repères culturels qu’au siècle des Lumières.
Certes, la Liberté peut bien être un droit, mais en termes d’acquis, ce n’est pas aussi clair que l’on veut bien l’imaginer. Avec le temps, l’âge aidant, l’individu peut apprendre à devenir plus libre. Dès lors, le constat peut être fait que la Liberté est un potentiel. Quand il est seul, l’individu n’est pas libre, il ne peut le devenir qu’en Société, dès lors que la Société est animée par la promotion de la Liberté. Les implications sont différentes.

En premier lieu, il faut apprendre à être libre. Et cet apprentissage passe par l’intervention sur nos façons de penser. Le premier instrument est ici la réflexion.

Force est de constater qu’en quelques siècles, nous avons déployé de nouvelles manières de réfléchir. De fait, la pensée spontanée peut se faire tromper, tout comme nos perceptions sensorielles. Les illusions intellectuelles sont courantes. Elles s’imposent aux représentations collectives et sont utilisées dans des raisonnements tout aussi erronés. De même, des fictions intellectuelles servent à bâtir des explications. Par exemples, à comparer la vie en société à la vie de famille, l’ensemble des citoyens sont considérés comme des enfants au regard des gouvernants et on raisonne de manière paternaliste. Ce qui semblait être une évidence hier ne vaut plus aujourd’hui. Nous savons que nous pouvons intervenir sur ces mécanismes de pensée et en rétablir la réalité. Non seulement nous disposons de la conscience, mais celle-ci se développe quand nous réfléchissons, avec l’usage des raisonnements et la vigilance que nous pouvons avoir sur leur montage. Cette aptitude réflexive dont nous disposons peut nous permettre d’être en quelque sorte les architectes de notre production mentale et intellectuelle. L’adulte du 21ème siècle n’est pas l’adulte du 18ème. L’évolution des connaissances, les constats que l’on peut faire sur les possibilités communes d’intervenir sur nos représentations de la réalité, sur nos croyances, nos raisonnements, l’analyses de nos expériences, l’utilisation de différentes méthodes pédagogiques, sont autant de ressources. Elles contribuent toutes à nous rendre plus libres. Et c’est en Société que nous développons ce potentiel.

Depuis le XVIIIème siècle, la conscience humaine a évolué. L’usage de la Raison, même encore maladroit, conduit à de nouvelles exigences. Le temps des servitudes devient dépassé. (…)  

 

La Liberté s’apprend et peut s’enseigner

(…)

Et tout est là : la Liberté, ça s’apprend !

 

Pour vivre libre, il est nécessaire de savoir diriger sa pensée.


A reprendre l’idée de Liberté de cette manière, en commençant par l’intervention de la conscience sur notre façon de construire notre représentation du monde, nous ouvrons de nouvelles perspectives relationnelles. Nous cherchons à comprendre, nous inventons et créons. Nous adoptons une posture d’accueil des différences, c’est-à-dire d’altérité, nous promouvons l’échange et l’enseignement de la raison, et de ce fait nous ne nous heurtons plus à la liberté d’autrui. En poursuivant cette réflexion, on peut concevoir que l’humain n’étant pas libre par nature, il peut le devenir par ses relations avec les autres. La Liberté peut s’épanouir dans les relations. La Liberté peut être le fruit de la vie en société. Nous pouvons concevoir que notre liberté ne s’arrête pas à celle d’autrui, mais qu’elle s’étend au travers de celle d’autrui.

 

Nous sommes d’autant plus libres que les autres ne sont pas enfermés dans des modèles de pensée chargés d’interdits.

 

Nous pouvons revoir l’héritage culturel que nous avons reçu et refonder notre imaginaire, en développant une aptitude d’architecte de soi. L’usage de la raison n’est pas une question d’âge, mais de la capacité ouvragée à savoir prendre des décisions. C’est dans ce creuset que peut se former une volonté délibérée et développer une capacité d’anticipation ouvrant la voie à la responsabilité.

Au 21ème siècle, notre humanité s’ouvre à ce nouveau paradigme qui vise à balayer le vieux concept de Liberté asservie par nécessité, avec des chaînes de servitude, de mises sous tutelle et de contrôle. Un vaste changement est en train de s’opérer sur la planète. Certes, il existe des résistances liées à des habitudes. La gouvernance elle-même a du mal à évoluer. Cependant, la Liberté, affranchie des représentations des déterminismes, se définit désormais différemment. Elle s’inscrit dans l’exigence d’une pédagogie de la relation et de la décision. 

 

En initiant la Profession de Médiateur, profession d’accompagnement de la liberté de décision, j’ai participé à ce mouvement de changement profond. Cette profession est une contribution fondée sur l’altérité, c’est-à-dire animer une recherche mutuelle de compréhension de l’autre, et le nouveau paradigme de l’Entente et de l’Entente Sociale. Elle n’a pas les repères des règles traditionnelles de la morale et du droit, puisqu’elle permet à chacun, apprenant le référentiel de la qualité relationnelle, d’identifier sa motivation et de construire sa décision.

 

C’est là que la Liberté commence et s’épanouit. 

A réfléchir pour donner un sens nouveau à la vie en Société

Je vous propose de réfléchir quelques idées :

• La Société peut rendre plus libre chaque personne, dès lors qu’elle l’instruit et l’aide à réfléchir pour exercer sa libre décision, en termes d’attitudes et de comportements ;
• Deux libertés qui s’unissent et se partagent ne se limitent pas, elles s’épanouissent
• L’individu n’est libre qu’avec quelqu’un d’autre, dans les échanges et les découvertes communes et les transmissions intimes ;
• Le sens de la vie s’épanouit dans la contribution que l’on apporte à un projet collectif ;
• L’intelligence est au service de la Liberté, par une mise en pratique de l’altérité, l’usage de la conscience et de la raison ;
• La Liberté est indissociable de l’Entente Sociale, elle est un droit à développer, à épanouir, à promouvoir ;
• Aucune personne adulte n’est plus un enfant qu’une personne à qui des responsabilités sociétales sont confiées n’est un parent ;
• La Liberté nécessite d’être apprise autant qu’elle s’enseigne ;
• La Liberté consiste à être l’architecte de soi pour être décisionnaire pour soi.
• On ne peut plus diriger au 21ème siècle comme on dirigeait au 20ème siècle.

Jean-Louis Lascoux

« Je ne comprends pas le racisme »

« Je ne comprends pas le racisme »

« Je ne comprends pas le racisme »

Je me sens et me vis comme moitié africaine; même si ma peau est blanche; et je me sens totalement agressée moi-même quand je vois, perçois, entends, observe un acte de racisme ou une parole raciste.

Trop de vies et de familles sont brisées à cause de cette violence contre l’Humanité, trop d’innocents sont condamnés à tord en raison d’a prioris haineux, tandis que les bourreaux sont en liberté… Le racisme est un immense fléau que nous devons combattre.

TOUS. UNIS.

Ondine Saglio

Ondine n’a pas hésité longtemps pour choisir le thème de son expression libre. Et, vous en conviendrez, son choix n’est pas une surprise.

Ondine souhaite que nous débattions autour du racisme et pose cette simple affirmation:

« Je ne comprends pas le racisme »

Les mots lui manquent car finalement lorsqu’on ne comprend pas, on ne comprend pas. Ca la dépasse autant que ça l’agace. 

Alors elle cite les autres, me parle de Martin Luther King montant le ton:

« Tu te rends compte qu’on en est ENCORE là, à débattre de la couleur de la peau…non vraiment, je ne comprends pas…et ça me révolte, ça me rend très triste. En colère aussi. »

Ondine, qui a d’ordinaire les traits si doux, a le regard qui se durcit d’un coup. Elle regarde vers le large car nous marchons sur la plage mais je sens que son cœur se sert autant que son poing en repensant aux images vues ce matin: Un homme assassiné par un policier de l’autre coté de l’océan justement,
Un Homme réduit au silence et mis à terre de sept balles dans le dos.

Sept… comme le nombre de chakras.

Chez Forme Libre on ne sait pas trop si c’est le chakra du cœur ou celui du crane qui est totalement désaxé chez ce policier mais ça nous secoue totalement le chakra du ventre et nous réveille celui de la gorge…

Ca nous donne envie de hurler que nos racines prennent à tous source sur la même terre, que nous venons tous au monde de la même manière et que nous redevenons tous poussière. Qu’il n’y a pas de différence…

Quoi que…

Lorsque l’on voit les combats que Ondine mène, on se dit que nous ne sommes pas fait du même bois, que nous n’habitons pas tous la planète pareillement même.

Ce dont nous sommes surs et certains c’est que le chakra du plexus solaire de Ondine brille brille…  et que nous souhaitons que ces ondes positives se diffusent quitte à user la bande passante parce qu’au risque de nous répéter il n’y a pas de black, blancs, beurres, de jaunes, de rouges qui soit; il n’y a que des peaux, une palette de couleurs, une seule Humanité. 

 

 

« She has a dream… » 

 

Que tes rêves soient les nôtres, Ondine Saglio.