Maria & mathieu : Bloom, Le miel de la vie.

Maria & mathieu : Bloom, Le miel de la vie.

Il est un endroit à Biarritz où la convivialité, l’authenticité et la simplicité sont reines et où il fait bon aller. Cet endroit ce sont les Halles, le marché … ce lieu de vie, de rencontres sociales, ce lieu populaire où nous nous rencontrons entre les carottes et l’ossau-iraty et où baguette à la main on finit par prendre un café en entamant le croûton parce que c’est trop bon ! Et puis … il est un endroit aux Halles où le soleil ne cesse jamais de rayonner :  » Vous prendrez bien votre dose quotidienne de sourire et de bonne humeur  » semble dire Majo au travers de ses yeux rieurs. Parce que, oui mesdames et messieurs, Majo sait sourire des yeux. Tout comme Mathieu !
Majo & Mathieu forment à eux deux Bloom. Ils sont épiciers et un peu magiciens aussi car, peu importe que vous ayez renversé votre café, croisé votre crush en pyjama le matin ou que votre to do list vous colle des insomnies, passer 5 minutes au comptoir de Bloom, face à cet étal aux multiples couleurs, revient à remplir son bocal intérieur de bien-être et de bonheur.

 Bienvenue chez Bloom ! 

Bloom c’est un gros câlin, une tranche grillée de pain beurré car Bloom ce n’est pas que des épiciers engagés qui font dans le bon produit local, Bloom EST l’épice. Ce petit truc en plus qui donne de la saveur et du goût à tout. Car Majo & Mathieu ont ce petit supplément d’âme. Ce battement de cœur en plus que l’on ressent rien qu’en passant et qui nous donne envie de rester et de papoter… de prendre le temps …

Peut-être que le secret est là justement. Dans l’importance donnée au temps… dans la patience et la résilience d’accepter que les choses qui valent le coup prennent du temps, qu’il faut laisser faire les choses naturellement, laisser faire la nature au rythme des saisons, des années … et se détacher des pulsions et des pulsations minutes parce qu’il n’y a rien de plus profond qu’une passion bâtie et construite sur de solides fondations.

Vous trouverez sûrement que cette introduction d’article est un peu trop romantique pour, en définitive, parler tisane et noix de cajou mais on ne peut parler de Bloom, raconter son histoire sans parler d’amour. Parce que Bloom EST l’éclosion de l’amour et de la passion qui lie Maria & Mathieu, les épiciers du printemps, la saison des gens qui s’aiment et qui sèment …

Tout commence en hiver, la saison de l’hibernation. Maria et David, son frère, sont cuisiniers en Equateur auprès de l’Ambassadeur. Mais, pour devenir chef(fe)s assignés à résidence à l’Alliance française, il faut suivre une formation en France.

Quito – Biarritz, Aller simple.

Simple car, finalement entre-temps, l’ambassadeur a été muté ailleurs et, bien dans leurs basques au lycée hôtelier de Biarritz, le frère et la sœur ne sont pas repartis. Il n’y a pas de hasard dans la vie … Au lycée hôtelier, David et Mathieu deviennent copains comme cochons, ils font la fête …

 

Majo :  » Pour moi, Mathieu était le copain avec qui mon frère faisait la fête. Ils étaient toujours ensemble, liés comme des frères. Ils étaient hermanos avant même d’être cuñados «  

Mathieu :  » Maria était la sœur de mon meilleur ami à mes yeux. David est un frère pour moi, on se connait par cœur, nous avons tout vécu ensemble, le meilleur comme le pire, les petits boulots, les recettes réussies et les ratées … vraiment nous avons tout fait !  » 

Maria & Mathieu

David & Mathieu sont donc de bons vivants qui aiment prolonger le partage au-delà de la fin du service pendant que Maria, la calme, la volontaire faisait face au milieu plutôt macho de la gastro et, pour faire sa place, travaillait 72 heures payée 39 … Mais le rythme imposé par les batteries de cuisine, s’il est entraînant un temps, est également épuisant.

Majo :  » Tenir le rythme sur le long terme est quasiment impossible… en tout cas lorsque tu rêves d’une vie de famille avec une maison, des enfants, un potager … je crois que les choses ont un peu changé mais la cuisine c’est vivre au rythme des services, des coupures, ne pas avoir d’assurance maladie ou chômage, faire des saisons et puis, quand tu es une femme c’est dur … c’est très macho, pour être respectée, il faut faire plus… « 

Maria & Mathieu

Mathieu part donc se ressourcer … 6 mois en Amérique du sud. Quand vient la saison des célébrations de fin d’année, il est invité à le fêter dans la famille de son ami David. En Equateur … à la bonne heure !

Majo :  » J’ai eu un coup de foudre. Je ne voyais que lui en descendant de l’avion. Toute ma famille était la pour m’accueillir mais il n’y avait que Mathieu. Comme si il était venu me chercher seul. Je suis rentrée de ce Noël avec un goût de Mathieu. »

Mathieu :  » Lorsque je suis rentré, je suis devenu le coloc de David, Majo et une amie mais je sortais moins, c’est à ce moment-là, au printemps que nous avons appris à plus nous connaître. Je faisais des choses avec Majo que je ne faisais pas avant, je découvrais et redécouvrais les choses, les plaisirs simples : nous nous promenions au bord du lac, nous discutions beaucoup de nos métiers, de ce qui comptait, avait du sens pour nous. C’est là que les premières graines de Bloom ont été semées… mais je suis parti. J’avais rencontré quelqu’un au Pérou et avait le sentiment que j’avais quelque chose à accomplir là-bas. C’était comme une fuite. C’est en arrivant là-bas que j’ai réalisé que je devais arrêter de chercher mon bonheur parce que je l’avais déjà. Avec Maria. Que c’était elle. Qu’il était là. »

Majo :  » Moi je l’avais laissé partir parce que aimer quelqu’un c’est vouloir qu’il soit heureux alors si pour être heureux, il fallait qu’il parte, je devais le laisser partir. Qu’il soit heureux, c’est tout ce que je veux.  » 

Mathieu :  » J’étais perdu et puis ça a été l’évidence. Nous disons souvent que nous avons connu le pire avant de connaître le meilleur. On a ramé, on est tombé mais finalement sur la même pierre. On a appris à parler, à voir les choses de plus haut. Nous avons grandi ensemble sur le chemin de la vie et quand, après avoir fait ton propre chemin, du tri, listé ce qui est essentiel pour toi, tu réalises qu’une personne est sur le même chemin que toi alors tout prend une autre tournure. C’est l’évidence et tu avances.  »

Maria & Mathieu

Voir plus haut, grandir, avancer …

et Bloom l’amour & Bloom est né.

Après une histoire pareille pas étonnant que Bloom ait un gout de miel.

Mais chez Bloom le miel a un prénom également : Marianne.

Parce que chez Bloom on ne badine pas sur le travail des abeilles. On respecte le travail des petites fourmis derrière chaque produit.

D’autant que les produits « sont d’ici » comme on dit. Pour le miel c’est Saint Jean Pied de port … par exemple …

 » Nous passons notre temps sur les marchés de producteurs, nous parlons avec les producteurs, avec les gens. C’est un travail à plein temps mais qui est important pour nous. Lorsque l’on observe la crise sanitaire actuelle on ne peut que se dire qu’il est grand temps de faire quelque chose, d’agir. On ne peut plus regarder et continuer de consommer comme on le fait en fermant les yeux parce que c’est plus facile ou confortable de faire ainsi. Avec Bloom, nous cherchons à apporter une solution aux gens, lorsqu’ils viennent chez nous, ils savent que chaque produit s’inscrit dans une démarche qualité, locale, 0 déchet, qu’ils participent en étant un petit maillon de la chaine et cela leur fait plaisir d’apprendre que grâce à eux, Elise, qui produit nos délicieuses tisanes, va pouvoir semer deux fois plus cette année. Nous permettons, tous ensemble, aux producteurs de mieux vivre, ça compte. Bien-sûr nous voulons faire plus et c’est ce vers quoi nous nous dirigeons, nous voulons raconter l’histoire des producteurs et, pour cela, nous voulons faire plus qu’acheter, nous voulons être avec eux, travailler avec eux, participer : récolter, goûter, voir … aller chercher les opercules du miel avec Marianne, rencontrer les abeilles !  » 

Maria & Mathieu

Au comptoir de Bloom vous êtes donc à la fois au kilomètre 0 et au summum du goût. Au point culminant de l’engagement aussi. Mais si, ici, le savoir-faire et la saisonnalité font la sélection, en matière de réception il n’y a qu’un savoir-être : Venez comme vous êtes !

Dites à Maria que vous aimeriez faire un potimarron ricotta avec de la sauge et elle vous conseillera tout un tas de « de petits trucs » en plus pour relever le goût et régaler, à coup sûr, vos invités. Parce que donner le sourire aux gens c’est ce que Majo et Mathieu savent faire de mieux …

Majo :  » Avec un sourire on peut changer la journée de quelqu’un. Je veux Humaniser ce que je fais. C’est important d’humaniser, de retrouver de l’échanges, du vrai. Je veux connaître le prénom de mes clients, celui de leurs enfants, savoir ce qu’ils font dans la vie car cela me permet de mieux les conseiller. S’ils sont tristes, hop un cookie, s’ils ont besoin d’énergie nous avons le granola et les mélanges sportifs… un pique-nique entre amis ? Tu as déjà gouté notre tapenade ?  » 

Maria & Mathieu

Oh oui … !


Avant j’achetais des amandes pour me mettre un coup de fouet avant d’aller courir ou d’écrire. Désormais j’achète des amandes et j’ai déjà la pêche, du peps, de l’énergie et de l’inspiration aussi parce qu’autant de générosité ça ne peut que donner envie de croquer la vie à pleines dents. Si l’humanité est faite de gens comme Majo & Mathieu, alors j’en veux encore un peu, « Encore un peu », comme cette phrase que je leur dis un jour sur deux dès lors que l’on parle de gingembre confit, mon pêché mignon, sans sucre, parce que le sucre c’est eux, Majo & Mathieu. Le miel, le sel de la vie ce sont des gens comme eux. Des gens qui se souviennent de votre prénom, de celui de votre maman, qui n’oublient jamais de vous demander comment vous allez, avec intérêt … pas à la volée. Non vraiment, encore un peu de vous Majo & Mathieu ; encore un peu de Bloom en guise de bonjour, tous les jours.

Et BLOOM, le soleil brille. C’est le printemps.

Retrouvez le sourire de Maria & Mathieu tous les jours au comptoir de Bloom au sein des Halles de Biarritz. 

Ou bien : sur leur site internet : Bloom 

et sur instagram : @bloom.biarritz

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Crédit photo : 

– Bloom 

– Instagram 

– Pinterest

Jenny, Sun Rise Digital, les Rayons positifs

Jenny, Sun Rise Digital, les Rayons positifs

Jenny, sun rise digital, Les rayons positifs 

« Avant d’être malade l’entreprenariat me faisait peur. Avant ça, je me lovais dans le confort, dans ce qui me rassurait. J’avais besoin d’être rassurée car, depuis toute petite, je suis envahie par le doute. A l’école, même lever le doigt pour donner la réponse me questionnait : ai-je vraiment la bonne réponse ? Je dois surement me tromper ! Peut-être que … j’ai énormément douté toute ma vie, je sentais que j’avais des capacités mais je doutais sans cesse. Le doute est ce que j’ai à régler dans cette vie.« 

Jenny Baricault

Et pourtant, lorsqu’à 33 ans Jenny sent « quelque chose de très dur » au dessus de son sein droit, elle ne doute pas. D’abord, elle part en Indonésie. Le voyage c’est sa vie. Et puis, il aura fallu une bonne grosse grippe (comme quoi parfois la grippe a du bon) pour que Jenny aille montrer son sein à un médecin.

« La grosseur est mobile, ce n’est pas forcément tumoral »

Le médecin ne semble pas avoir trop de doute non plus. Il faut dire que Jenny est jeune, il n’y a pas d’antécédent de cancer du sein dans sa famille, alors on ne va pas s’en faire des cheveux blancs de ce quelque chose très dur apparu du jour au lendemain,… Kyste, fibrome, tumeur bénigne… une succession de termes connus mais pas communs sont récités. « On va faire d’autres examens pour vérifier » Quand même. Malin le médecin.

Maline la tumeur également.

« À l’écho quelque chose n’a pas plu au médecin. Il a mis en stand by les autres patients et m’a fait enchaîner une mammographie ainsi qu’une biopsie le lendemain. Le radiologue se voulait rassurant, mais il fallait quand même procéder à des vérifications« 

Jenny Baricault

Il faut savoir que, lorsque l’on est jeune, il faut privilégier les échographies du sein plutôt que les mammographies car nos seins sont plus durs.
Il faut savoir que, lorsque l’on est jeune, on peut être touchée, frappée, par le cancer du sein et que, même si on ne reçoit pas un papier de la sécu nous demandant d’aller poser notre mamelon sur une machine froide et dure, il n’y a pas d’âge pour le dépistage et, qu’en ce domaine, nous pouvons nous sauver nous-même en pratiquant ce que nous appelons l’autopalpation.

Photo issue de la campagne de sensibilisation : Keep a breast Europe. https://www.keepabreasteurope.com

« Les résultats ont été envoyés à Paris et par une suite de coïncidences et par manque de chance, j’ai du attendre 15 jours. C’était long cette attente et dans le même temps je ne me projetais pas sur la maladie, je ne doutais pas… et puis… j’ai fini par recevoir un appel du radiologue qui m’annonce le résultat, qui me sonne. Ils sont mauvais contre toute attente. Je ne me souviens pas de ce qu’il m’a dit, j’ai uniquement le souvenir d’une sensation: celle d’une petite larme, tiède, pas franche qui coule sur ma joue. Et puis Laurent qui ne va pas au travail. Qui m’accompagne. Qui est avec moi dans la salle d’attente à faire comme moi : chercher sur internet de nos téléphones réciproques ce que signifie les termes barbares apparaissant sur le papier de résultat de la biopsie que l’on m’a remis en arrivant. A ce moment là, mes certitudes tombent : je suis jeune, ça ne peut pas être grave. Je lis : Grade 3, gravité max. ok, donc c’est grave.« 

Jenny Baricault

C’est un cancer. Le radiologue pose le mot. Puis il enchaine avec d’autres comme « chimiothérapie ». Coup de tonnerre. Jenny passe au « service nucléaire ». Avec un nom pareil ça ne peut que être sérieux. Par la suite, des médecins lui expliquent le « plan d’attaque », ils ont une stratégie, ça va être intensif, invasif, il va y avoir beaucoup d’examens, d’interventions, des opérations. On va lui clipper la tumeur à l’intérieur du sein pour avoir un point de repère, on va enlever les ganglions sentinelles, poser une « port-a-cath » c’est-à-dire « une chambre implantable pour faire passer la chimio » … heureusement qu’ils précisent, c’est vrai que c’est plus claire une chambre implantable … et puis « on va faire un pari pour sauver votre poitrine » :
La tumeur de Jenny est « grosse », de fait, pour la retirer, il faudrait procéder à une ablation du sein. Mais la chimio peut faire réduire cette « grosseur », il faudra suivre un protocole lourd parce que Jenny est jeune et que, donc, ses cellules se reproduisent vite. Les saines comme les cancéreuses. Fort heureusement, son cancer est très agressif mais pas métastasé. Le crabe a élu domicile uniquement dans le sein sans avoir eu des envies d’ailleurs. Il a été pris à temps, cela améliore considérablement le pronostic, à la bonne heure ! Il faut taper dans la fourmilière avec un traitement de titan et de fer. La chimio pendant 6 mois, puis les rayons et les piqures d’Horceptim pendant 1 an.
Il faut bien tout ça pour gagner ce combat, pour atteindre la rémission. C’est sa Mission !

« Je n’aime pas le mot combat. Le cancer c’est mon corps. Mon corps qui me dit quelque chose. J’ai essayé de comprendre. Malgré tout le champ lexical très conquérant autour de moi, je n’ai pas eu envie d’entrer en guerre avec moi-même. Je ne voyais pas de logique dans tout ça. Les médecins avaient une stratégie, moi j’ai opté pour la thérapie. » 

Jenny Baricault

Ce que Jenny fait aujourd’hui, maintenant qu’elle est guérie c’est de partager son histoire. TOUTE l’histoire. L’annonce, son vocabulaire, l’agenda, les cheveux que l’on perd et aussi … la force que l’on gagne à accompagner son corps, à ne pas lutter contre lui mais à lui parler, à ne pas le prendre de front mais à affronter, avec lui, la vérité en face, celle de la maladie mais aussi celle du mal qui dit. Jenny raconte sa plongée dans le cancer mais aussi dans celle qu’elle a faite dans son fort intérieur.

De la palpation à l’introspection à la rémission !

« Dès le début j’ai eu ce besoin de comprendre. C’est donc naturellement que j’ai rencontré dès le lendemain de l’annonce celle qui allait m’accompagner en parallèle de mes traitements. Une naturopathe spécialiste en thérapie systémique transgénérationnelle. J’ai pris ce signe au pied de la lettre et j’ai entamé un dialogue avec moi-même. J’ai forcément rapidement fait le lien entre la maladie et le décès de mon Papa un an auparavant. Mon corps a subi un réel traumatisme, physiquement et mentalement. Des souffrances atroces à l’intérieur de mes chairs. Indescriptible. Or, de façon imperceptible, lorsque notre corps fait face à un choc émotionnel il se concentre sur celui-ci et nos défenses immunitaires diminuent. J’ai réalisé que nos états présents sont la somme de nos états passés et que le psychique influence le physique, ceci dans les deux sens : le négatif et le positif. C’est, je crois, ce qui m’a sauvée. Sans aucun doute. Le mental.« 

Jenny Baricault

Chèr-e lectrice et lecteur, n’avons-nous pas tous déjà entendu qu’en matière de maladie grave il y a « une grande part qui se passe dans la tête » ? Comme si cela était évident, une vérité générale de l’avis général. Et pourtant … lorsque l’on entre dans un hôpital on ne nous parle que bien trop souvent de protocoles et de traitements. Malgré tout, il existe précisément une approche de la médecine – Nous avons bien dit médecine pour les plus rationnels, cyniques et terre à terre d’entre vous qui penseraient qu’on va vous dire qu’embrasser un arbre peut réduire une grosseur tumorale – qui considère la maladie dans une optique dite bio-psychosociale.

Pour faire simple, ce travail intégratif consiste à affirmer qu’une approche historique est particulièrement utile en médecine car il importe de resituer la maladie dans l’histoire de vie du patient (la naissance, l’enfance, l’adolescence, l’âge adulte), histoire au décours de laquelle la maladie a surgi et s’est éventuellement stabilisée de sorte à pouvoir adapter la pratique médicale au patient et l’optimiser. Autrement dit, une approche systémique où tout est considéré y compris la personne dans son individualité.

Parce qu’un choc émotionnel a des conséquences. Parce que, dans ce cas, toute notre concentration est portée à la gestion de nos émotions. C’est alors que ce qui n’aurait pas passé la porte, trouve à entrer, parce que les défenses immunitaires sont diminuées, que notre corps est ailleurs, à panser notre petit cœur.

« L’histoire est en effet l’élément où s’opère l’intégration des dimensions biologiques, psychologiques et sociales de l’existence. Et cela non seulement parce que le fonctionnement biologique, la vie psychique et l’existence sociale ont en commun d’être essentiellement en devenir, mais aussi parce que ces trois aspects du devenir, loin d’être indépendants, sont étroitement liés les uns aux autres, formant précisément, dans leurs interactions, le cours concret et à chaque fois singulier d’une histoire de vie. En tant que membre d’un système familial, toute personne est partie prenante d’une vie de famille au sein de laquelle elle pense, ressent et agit sans être pleinement consciente ni avoir la maîtrise des règles, des a priori et des finalités, de nature familiale, qui la guident. Elle vit et éprouve dans son corps les échanges, les événements et les souffrances des autres membres du groupe familial. Il y a pourtant une tendance à oublier l’histoire ou à suspendre le temps par la préoccupation du moment présent.« 

Marco Vannotti

est psychiatre et psychothérapeute d'orientation systémique. Il travaille à la Policlinique Médicale Universitaire et au Département de Psychiatrie - CHUV de Lausanne. Il est co-fondateur du Centre de Recherches Familiales et Systémiques (Cerfasy) à Neuchâtel.

Replacer le mal actuel dans l’histoire de vie du patient implique de le considérer dans une perspective qui cherche à appréhender les dimensions contrastées de l’existence comme un processus, dont chaque étape, suivant une dynamique qui lui est propre, participe d’une seule et même histoire de vie. Lorsqu’on restitue la maladie dans l’histoire de vie des patients, on découvre en l’occurrence une série d’événements qui peuvent rendre compte des réactions actuelles du malade, de ses vulnérabilités et surtout de ses ressources.

Refaire l’histoire, reprendre le cours de sa vie alors même que tout semble s’arrêter. Cela peut sembler contradictoire d’autant que lorsque l’on tombe malade la première réaction tout autour de nous et de nous focaliser sur l’avenir, sur la vie envers et contre tout. Et pourtant, loin d’être une perte de temps, la narration, la prise en considération de la capacité du patient de se raconter, d’expliquer et d’analyser ce qu’il vit, pense et ressent ; de raconter sa vie, ses réussites et ses échecs, ses regrets et ses réalisations permet aux soignants de participer de manière pleine à l’expérience des malades dans leur contexte de vie et, par ce biais, de mieux les comprendre dans leur singularité.

Selon Ricoeur, c’est en raison du caractère évasif de la vie que l’homme a besoin de la narration pour l’organiser dans l’après-coup.*

La réalité ne peut être connue et décrite sur un mode objectif. Dans la narration aussi, la description ne peut se soustraire à une attribution de sens et à la subjectivité du narrateur. L’individu attribue aux événements, dont la maladie, un sens qui apparaît à l’intérieur d’un réseau sémantique qu’il importe alors de décoder. En résumé, les patients, comme tout être humain, ont une tendance générale à construire des histoires, c’est-à-dire à mettre sous une forme narrative la compréhension qu’ils ont de leur propre expérience, ce qui permet de la partager avec d’autres, en particulier avec les médecins. Enfin ce devrait être avec les médecins mais s’agissant de ce dialogue là, il y a encore du chemin à faire car tous ne sont pas ouverts.

C’est ce que raconte Jenny :

« Je me suis auto-accompagnée dans la maladie. Ce qui m’a permis de la vivre positivement. J’ai parlé à mon corps, je me suis excusée de l’avoir négligé, je me suis excusée de l’avoir parfois brutalisé aussi. J’ai compati avec moi-même. J’ai refait le chemin à l’envers pour mieux aller de l’avant. J’ai revécu la perte de mon père, la souffrance de mes cellules. Mais refaire l’histoire m’a aussi permis de réaliser que, souvent, je n’avais pas été douce avec mon corps. Jeune, en bonne santé, positive, optimiste et forte. Mais tout laisse des traces. C’est ainsi, ce n’est pas grave, il faut l’accepter et avancer sans se le cacher. C’est de l’honnêteté vis-à-vis de soi qui permet d’avancer. Alors, oui c’est vrai que personnellement j’ai ressenti le besoin d’aller plus loin dans cette expérience en faisant des séances de chamanisme, et autres. J’ai effectué ce que j’appelle un voyage à l’intérieur de mes cellules. Mais sans tomber dans un ésotérisme qui ne parlerait pas à tout le monde ce n’est ni plus ni moins qu’une forme poussée d’introspection. Par la visualisation tu te portes à la rencontre de tes cellules malades et par la visualisation tu soignes tout ça.« 

Jenny Baricault

La visualisation ou la pensée positive. La loi de l’attraction qui se résume à dire : 
« Méfiez vous de ce que vous voulez car vous aller l’obtenir ».

« Par exemple, je me suis auto-accompagnée dans la chimiothérapie. Au lieu de voir la chimio comme quelque chose qui allait me détruire, je visualisais le liquide qui allait me soigner. La chimio est une bombe nucléaire lancée à l’intérieur de ton corps. Tu deviens l’ombre de toi-même : déjà parce que tu perds tes cheveux, tes cils, tes sourcils, ensuite parce que tu as le système immunitaire à plat. On te dit que c’est « invasif » mais invasif en fait ça veut dire que tu es clouée au lit, au sol, que t’es stone, que t’as faim mais que le simple fait de manger un truc te donne la nausée. C’est invasif aussi dans ta vie : les séances drivent ton emploi du temps. En revanche ça n’a jamais drivé ma vie parce que j’ai décidé qu’il ne devait pas en être ainsi et que j’ai été accompagnée par mon entourage sur un nuage de bienveillance, j’ai pu partager avec eux, rire de la maladie, dédramatiser. Laurent, ma maman, Idoia, ma famille, mon entourage biarrot m’ont permis de rester en vie. En vraie vie, tout le temps. Malgré la souffrance immense qui pouvait être ressentie par les proches. Pour ma maman notamment. C’est d’ailleurs ce qui m’a semblé le plus dur dans ce parcours: lire la douleur dans les yeux de ceux que j’aime le plus.« 

Jenny Baricault

Etre en vie. Rester là. Rester soi. Malgré, envers et contre tout. Faire face sans perdre la tête et la face. C’est ça la leçon de Jenny et c’est ce qu’elle partage aujourd’hui. Comme un devoir, une mission qu’elle s’est donnée de prouver par la démonstration et l’expérience que le mot cancer n’est pas nécessairement une fin mais peut-être le début de quelque chose, d’un voyage, que l’on peut vivre la maladie positivement.

« Je ne dis pas merci au cancer mais j’ai appris, il m’a réveillée, j’ai grandi. Tout ce qui me faisait peur auparavant ne me fait plus peur maintenant. Entreprendre et oser par exemple. Après tout ce que j’ai traversé, la liberté m’est apparue comme quelque chose d’évident. Je me suis découvert un courage que je ne soupçonnais pas. J’ai pris un autre tournant. Pas radical parce qu’en optant pour le digital, je me suis en fait réconciliée avec mes premières amours : l’écriture, le partage, … j’avais des blogs plus jeune sur le vin  » Tribulation tanique » et les voyages « Vas, Vis, Voyage » , je publiais. Lorsque j’ai commencé à travailler à l’Artnoa (ndrl: Jenny est sommelière de formation) je m’étais intéressée à la communication sur les réseaux sociaux. Grâce à Antoine (Vignac, l’hôte en chef de l’Artnoa qui a le cœur aussi bien assemblé que le cépage qu’il partage dans ses cuvées) j’ai pu me former et devenir community manager. » 

Jenny Baricault

Community manager un terme anglais pour dire que Jenny entretient la communication avec et entre une communauté de personnes qui sont interessées par un même sujet. Elle crée du lien tout en proposant un accompagnement aux gens qui souhaitent se lancer sur les réseaux sociaux et le faire avec brio. Elle s’appelle Sun rise digital … ou de l’art de rayonner et de partager.

« Je ne fais pas partie d’association mais je veux me sentir utile. Communiquer des messages. Pourquoi pas amener des prises de conscience, aux plus jeunes notamment. Je veux aussi guider : J’ai trop dû chercher sur internet des témoignages de femmes, j’ai trop ressenti le sarcasme des médecins lorsque je leur demandais si mettre en place un régime alimentaire spécifique pouvait m’aider, je me suis trop posée de questions sans avoir de réponse pour aujourd’hui ne pas être une oreille attentive. Alors lorsqu’une femme apprend sa maladie, elle peut se sentir libre de m’appeler, je l’écouterai et je lui parlerai de ce que j’ai vécu et surtout de comment je l’ai vécu. C’est de mon devoir de le faire. Par exemple, j’ai continué de nager pendant la maladie … alors même qu’on pourrait croire qu’en raison des bactéries à la piscine ce n’est pas forcément une bonne idée ! Aussi : je ne savais pas si je pouvais me passer un coup de rasoir sur la tête. Nulle part je n’ai trouvé la réponse. Nulle part. Je ne savais pas si cela impacterait la repousse. Au final, Laurent m’a rasé la tête et j’ai eu une superbe repousse. C’est que ça ne doit pas trop impacter. « 

Jenny Baricault

En parlant d’amour… et d’impact. Si l’amour est impacté par la maladie,
l’amour l’impacte aussi.

Bien-sûr, il y a les conséquences des traitements sur la sexualité : on se trouve ménopausée, le corps souffre de sécheresse, les rapports sont donc plus compliqués et demandent de la délicatesse. La libido diminue mais c’est la chimio qui fait ses effets, ce n’est pas la féminité qui s’en est allée.
Il faut donc le vivre autant que faire se peut en s’acceptant, se tolérant, en se disant que ça va revenir …

… que tout finit par refleurir.

« J’ai eu la chance d’avoir quelqu’un à mes côtés dont le regard n’a jamais changé. Je me sentais belle dans ses yeux. Forte et belle. Femme et belle. Ca m’a accompagnée dans la maladie mais surtout dans la vie. Laurent participe à mon épanouissement. Il est mon amour, mon meilleur ami, mon partenaire dans tout, pour tout. » 

Jenny Baricault

 

L’amour.

Nous aurions aimé arrêter cet article ici, sur ces mots d’amour qui touchent en plein cœur et sont autant de mots qui portent à croire que tout est possible. Mais Jenny ne s’arrête jamais dès lors qu’il s’agit d’aimer, de rayonner, de partager. Encore & Encore. Et il y a un message qu’elle tient particulièrement à communiquer :

TOUCHEZ-VOUS !
AUTO-PALPEZ VOUS ! ***

 

C’est lorsque l’on est jeune que le cancer du sein est grave.
C’est lorsqu’il est détecté à temps qu’il se soigne.

Le cancer du sein repéré pendant la détection précoce permet un taux de survie à 5 ans de 98%.
Alors prenez le temps de vous passer de la pommade, de la crème, c’est peut-être ce geste qui vous sauvera la vie. Et si vous sentez « quelque chose de dur » , « de gros » , « une boule » si votre corps semble vous dire qu’il y a quelque chose, pas le temps d’avoir les boules : écoutez-le et n’oubliez-pas qu’il est votre meilleur ami : c’est lui qui vous accompagne partout dans la vie. Et surtout surtout n’oubliez jamais pour tout que :

« Tu ne sais à quel point tu es fort jusqu’au moment où être fort devient ta seule option »

Références : Extrait du Espace d’échanges du site IDRES sur la systémique : http://www.systemique.be/spip Marco Vannotti :  » Approche systémique et relationnelle de la médecine  » | Ricoeur P. (1983, 1984, 1985) : Temps et récit I,II, III. Paris, Seuil.

Pour plus d’information sur l’autopalpation, nous vous invitons à découvrir et télécharger l’application de :

KEEP A BREAST

Instagram : KAB

Pour retrouver les rayons positifs de Jenny :

SUNRISE DIGITAL

Instagram : Sun_rise_digital

Nina Bonomo & Maison Levy : La Fibre artistique

Nina Bonomo & Maison Levy : La Fibre artistique

« Le showroom de Maison Levy, c’est notre maison, la maison de famille, la maison des amis. La maison c’est plus qu’un lieu avec des murs et des objets c’est un endroit où se rencontrent les gens et les idées. Un endroit où on invite ceux que l’on aime autour d’un verre ou d’un café, pour partager, s’émouvoir et échanger. Notre maison est ici, la porte vous est ouverte.« 

Maison Lévy

 Bienvenue chez maison lévy ! 

Lorsque l’on demande à un enfant de dessiner une maison, 8 fois sur 10 elle ou il croquera un grand carré ou un rectangle dans lequel elle ou il refera des carrés pour les fenêtres et un rectangle pour la porte et le toit sera représenté parfois par un triangle chapiteau. 8 fois sur 10, il en sera ainsi mais 10 fois sur 10 ce seront tous les petits détails qu’elle ou il y ajoutera qui feront de cette forme géométrique un dessin, une œuvre de petit chef, une esquisse comme un sourire.

©Fenêtre sur Cour-Haby Bonomo

C’est grâce aux détails que la magie opère …

Maison Lévy a gardé son âme d’enfant. Cette poésie de la spontanéité qui donne une impulsion à la création sincère et sensible et s’offre avec l’humilité du cœur en portant avec elle un message autour du partage. Une invitation au voyage.

« Nous éditons des objets d’évasion et partageons une histoire de familles. Familles au pluriel car au cœur de Maison Lévy, il y a bien-sûr notre famille mais aussi tous les gens avec lesquels nous collaborons. Lorsqu’un coussin, un papier-peint ou une courtepointe s’invite dans un autre foyer c’est un peu de nous qui entre dans leur famille ce qui participe à prolonger notre histoire avec la leur. »

Nina Bonomo

© Jeux d’enfants, Haby Bonomo.

 Au cours de son portrait Nina nous confiait :

« Un objet n’a pas de raison d’être s’il n’a pas un affect… J’aime les objets s’ils ont du sens, c’est pourquoi je n’aime pas en avoir trop. Les objets existent pour (nous) raconter une histoire, nous évoquer quelque chose de plus. Ils sont plus que ce qu’ils sont ou ils ne sont pas. »

et de compléter : 

« J’aime les objets transitionnels ».

Il y a dans cette phrase à peu près tout ce qui peut être dit sur Maison Lévy car si Maison Lévy était un mot ce serait sûrement « Transmission », la transmission d’émotions, la transmission d’un savoir-faire et d’un art en plus de celui d’un regard… la transmission d’une mère et d’un père à leur fille qui œuvre aujourd’hui au futur dans un émouvant travail de mémoire. Une mémoire qui permet à l’œuvre de toujours vivre, de se transformer de fil en aiguille. Rien ne se perd et tout se transforme.

Chez Maison Lévy, rien ni personne n’est oublié, rien ne s’oublie. Tout renait.

Maison Lévy est le phénix de nos homes et de nos « chez-soi ».

 

© La espera . Haby Bonomo

Bienvenue chez Maison Lévy ! Pour la visite c’est par ici :

Dans l’entrée, nous rencontrons Geneviève Lévy.
La maman. L’initiatrice et co-fondatrice de Maison Lévy.

Celle qui est à l’origine de toute chose, la fibre originelle et la fibre maternelle. Geneviève a fait ses armes en tant que styliste photo culinaire puis directrice de collection dans le sentier, c’est là qu’elle affute ses envies et ses outils.
Avant cela et pour toujours elle est danseuse.

Elle aime l’ouverture, le beau en toutes choses et les panoramas. Une main de fer dans un chausson de velours qui un jour rencontre l’amour…

© Roméo & Juliette . Nina Bonomo

Cet amour se retrouve dans le jardin. Pas celui d’Eden mais celui d’Haby.

Haby Bonomo, l’artiste peintre voyageur qui peint le monde de 1000 et 1 couleurs. Il est Argentin mais finalement, ce n’est pas très important. Lui se définit comme le Rio de la Plata, le fleuve entre deux rives, l’EntreDeux , le trait d’union.

© Flamingos. Nina Bonomo

De cette union est née Nina (et Valentine aussi) que l’on retrouve aujourd’hui à la cuisine ou ; plutôt, au bureau-atelier.

Après des études en Arts Appliqués elle accompagne Geneviève dans la construction des fondations de Maison Lévy.
Ces premiers temps se nourriront de son travail en agence de communication et de stratégie de marques et de toute la transmission du savoir-faire de sa mère.

Depuis 4 ans maintenant, elle vole et fait voler de ses propres ailes tout cet héritage en écrivant une nouvelle page de l’histoire.

« Nous avons créé Maison Lévy avec ma mère, Geneviève Lévy…  Ma mère sortait « du sentier » et moi de l’école ! Le rapport à la matière, au textile est ancré en elle. Elle est à l’affut en permanence de tout ce qui se passe autour d’elle. Elle est riche d’une grande créativité et d’une grande sensibilité qu’elle m’a communiqué. J’ai beaucoup appris à ses cotés. Chez Maison Lévy l’histoire s’est faite de cela : nous nous sommes tous nourris et nous nourrissons de ce que nous sommes, de nos personnalités et de nos sensibilités. »

Nina Bonomo

« Le travail de mon père fait partie de moi, j’ai beaucoup de souvenirs avec lui dans son atelier. Nous avions un dialogue, une écoute réciproque. Il écoutait mon regard. J’ai sa confiance en moi aujourd’hui lorsque je crée pour Maison Lévy. »

Nina Bonomo

Maison Lévy est donc une aventure familiale certes, mais c’est avant tout une aventure humaine. Lorsque Geneviève et Nina transposent des « morceaux choisis» des toiles de Haby Bonomo, le padré, sur des objets de décoration, c’est avec la volonté de respecter ce qu’il était, ce qu’est son travail et d’en préserver l’émotion.

« Lorsque ton travail est issu d’un mélange des genres et des styles il faut de l’échange. Il faut que chacun ait la capacité de se rendre compte de ce qui lui appartient ou pas. Il est primordial de respecter la folie de chacun ». 

© Trio . Haby Bonomo

Travailler en famille est un rêve pour beaucoup d’entre nous, un cauchemar pour d’autres mais si la recette sur le fil était là : dans le respect de la folie de chacun ? Dans la conscience de ce que chacun est avec la confiance et l’attention de ce qu’il peut apporter de contribution ? La recette est délicate et semble porter ses fruits car lorsque l’on observe le résultat … on ne voit plus qu’une magnifique unicité née d’un subtil mélange créé le fil à patte de velours.

La griffe de Maison Levy est faite de toutes ces pattes qui ont mis la main … à l’œuvre dans le respect de la matière originelle et en prenant le soin du choix de la matière grise ou colorée. Une histoire de savoir-faire et de technicité.

© Léopard . Claudine Coustal

S’il est un élément important lorsque l’on parle de tissus d’ameublement, au-delà du style du textile c’est la qualité de la fibre composant le tissu. Dans le jargon on parle poids du tissu, tension de la fibre ; tout se joue alors dans la trame (ne dit-on pas d’ailleurs qu’il se trame quelque chose?).

Tout ceci a son importance car en découle la résistance au temps, que l’on parle de celui qui passe ou de celui qui définit la lumière. De fait, au même titre qu’il vaut mieux savoir de quel bois on se chauffe, il vaut mieux savoir à qui on a affaire lorsque l’on choisit un tissu qui devra accueillir une œuvre.

En l’occurrence Maison Lévy fait dans le lin – une fibre végétale – et dans le velours (Est-ce vraiment une surprise ?) et le choix de ces matières est l’occasion, cher lecteur, de parler provenance et d’aborder quelques sujets qui ont leur importance 

(…)

La matière première de Maison Lévy est importée ; le velours est andalou et la toile de lin d’Europe de l’Est.
Au toucher, le velours de Maison Levy est une merveille.
Nous ne pouvons pas l’écrire, cela se passe de mot, Il est des choses qui se ressentent. Alors nous vous invitons simplement à caresser la courtepointe champ de mouton … Frissons.

Le lin, quant à lui, mérite une interlude. Car par suite d’une discussion entre-tenue avec Nina – dont la volonté est de sourcer  une toile de lin française – nous avons réalisé à quel point le sujet relèvait de l’absurde :
La France est un des premiers producteurs de lin au monde (ndrl: Pour ceux qui souhaiteraient approfondir : Les zones de production du lin dans le monde), la Normandie et les côtes de la Manche offrant un climat propice à la culture de la plante (Cocoricoooooo. Pardon). Et pourtant … il n’y a plus un seul atelier de filage dans nos verts pâturages. Résultat : la production est quasi entièrement envoyée en Asie ou dans les pays de l’Est pour nous revenir ensuite en fils ou tissus prêts à être utilisés. Nous avons perdu ce savoir ancestral et l’avons laissé s’en aller non sans lui faire perdre de sa qualité et faire descendre de son piédestal la réputation de cette matière originellement notable.
Le lin se froisse ? Faux !
Le lin ne tient pas la couleur ? Faux.
Tout ceci ne dépend que d’une chose : la qualité. Nous ne rentrerons pas ici dans un débat de passionnés de décoration d’intérieur mais cela nous tenait à cœur d’aborder ce sujet car il y a tant à faire encore …
Et d’ailleurs … Maison Lévy a fait le choix de faire sa part : dans le sourcing de ses produits, il y a un arbitrage systématique entre qualité, prix, impact écologique et aspect technique. Toujours. Nina pèse le contre et le pour. En essayant de toujours faire mieux et au mieux. Toujours. Et toujours en proposant des produits dans une gamme de prix qui permette de partager au plus grand nombre toute la gamme de poésie disponible chez Maison Lévy.

Car après le tissu vient le temps de l’impression. Maison Lévy est une maison d’édition. D’édition d’objet mais d’édition tout de même. Cela signifie que les morceaux, les parties des tableaux de Haby et les esquisses de Nina Bonomo sont imprimés sur les tissus. Il y a alors toute une technique d’impression… Chut c’est un secret…

Sur les coulisses, il n’est pas accessoire de dévoiler ici que les teintes utilisées sont bonnes camarades avec la planète car elles sont toutes biodégradables en sus que d’être parfaites. Pour le reste … nous vous laissons imaginer le geste et la technique. Nous ne tenons pas à commettre d’impair ou dire des bêtises en parlant de ce qui se passe de tours de passe et passe dans les rouleaux de la production de Cambrai. Là où la magie est dite depuis toujours. Bien qu’il faille préciser que depuis cette particulière année 2020 au cours de laquelle il a fallu s’adapter, il se trame et on édite, au bout de la rue …. Taylor, à deux pas du showroom. Une histoire d’agilité et de réactivité … mais aussi une histoire de voisinage, de proximité et de partage. Encore.

En conclusion,
Pousser la porte de Maison Lévy c’est découvrir un monde d’objets d’évasion qui transforment nos chambres, entrées et salons en un peu plus de ce qu’ils sont :

un pont entre ici et là-bas.

Un voyage en couleurs et peintures dans un univers qui invite à poser son regards ailleurs.

« Nous tentons d’habiller toutes les pièces de la maison de collections de textiles et de papiers peints, inspirées d’œuvres picturales originales. Notre collection est unique et exclusive et comprend plus de 120 motifs, créés et produits en France ! Cela fait notre fierté et notre passion aussi. Cela compte au quotidien »

Nina Bonomo

Sous l’effet de cette sensibilité passionnée et disciplinée qu’ont les vrais artistes de talent, nos murs deviennent alors scénographies, nos fenêtres s’ouvrent vers un ailleurs parées de palmiers et de fleurs et nos canapés deviennent le cadre d’envolées d’oiseaux.

Nina, Geneviève, toute la famille Maison Levy dit qu’elle édite des objets d’évasion. Nous, nous disons que cette joyeuse compagnie fait tomber les frontières entre la décoration et l’art, entre le design et l’artisanat. Par l’apposition d’une toile sur un fauteuil ou un abat-jour, elle fait entrer la lumière, la couleur mais aussi la culture, l’histoire et l’art dans nos intérieurs. Elle nous rappelle que les objets ont une âme et prennent tous trame dans un récit. De la création à l’achat au bataille de coussins entre cousins les objets vivent, parlent … Et nous vous faisons la promesse que vous n’oublierez jamais, ni comment, ni pourquoi vous avez choisi cet imprimé-ci plutôt que celui-là chez Maison Levy…

La maison qui raconte une histoire.

Nous posons nos têtes sur un Appui-tête et puis … on rêve.

Chut.

© Vista al mar . Haby Bonomo

La poésie de Maison Levy

* Se lit ici : Maison Levy – Le site

* Se regarde là : @MaisonLevy

* Se montre au 20 Rue Taylor Paris

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© Crédits Photos :

Maison Lévy
Haby Bonomo
Mélanie Lenormand

Giulia & Les français sont gâtés

Giulia & Les français sont gâtés

« Ce que je voulais c’est mettre en valeur les petites mains qui façonnent les objets qui font notre quotidien. »

Giulia

Les français sont gâtés … une affirmation en guise de nom, un mantra pour se souvenir, un message de Giulia, son cri du cœur comme une déclaration pour le travail des créateurs.

Le moins que l’on puisse dire c’est que « Les Français sont gâtés » et « Forme Libre » ont de nombreux points communs. Sans parler de leur passion pour la décoration et le BEAU, leurs origines à tous les deux ont pris racines dans le même terreau :
Celui qui souhaite raconter, décrire, écrire ; celui qui souhaite mettre en lumière les différentes formes de savoir-faire.

Un peu comme deux cousins assis à la même tablée lors des fêtes de fin d’année, il y a là un partage de mêmes valeurs, quelque chose de commun qui leur tient à cœur.

« J’ai eu la chance dans ma vie de beaucoup voir les coulisses, j’ai donc eu envie de faire découvrir l’envers du décor. »

Giulia

Et cela fait désormais deux ans que le rideau se lève régulièrement sur le portrait de créateurs français grâce au site « Les français sont gâtés ».

Qu’ils fabriquent des bijoux, des chapeaux ou dessinent des illustrations, on découvre le visage et les mains de ceux qui font, façonnent, cousent, produisent de toute part en France et en terre de Navarre tout en attrapant au passage deux trois petits conseils pour bien choisir son chapeau ou son béret !

« Tout le monde a une tête à chapeau le tout est de trouver la bonne taille »

… une affaire de Choix-peau (vous l’avez ?)

 

Mais, comme pour Harry Potter (c’est bon maintenant vous l’avez ?)
il s’agit surtout d’être à bonne école !

Et c’est là
tout le travail et l’engagement de Giulia

que de nous inviter à un retour aux sources
tout en nous facilitant la démarche
en sourcant pour nous la crème de la crème du savoir-faire français. 

« Il n’est pas nécessaire d’aller chercher à l’autre bout du monde de beaux objets alors même que nous avons la chance d’avoir de très jolies choses en France ! Bien-sûr, chaque culture, chaque pays a son artisanat et il y a partout des choses magnifiques mais nous avons ici des richesses par milliers et de très grande qualité. Consommer local en priorité c’est mettre à l’honneur les créateurs de notre pays, leur accorder l’importance qu’ils méritent et aussi leur dire merci … parce qu’il y a toujours une minutie, un travail acharné, certes passionné mais qui demande un effort constant et beaucoup d’engagement. »

Giulia

De l’engagement, de l’effort … il n’est en effet pas toujours aisé de rivaliser avec la concurrence internationale lorsque l’on fait en France et de façon artisanale :

D’une part, difficile de s’aligner sur les prix au ras des pâquerettes des produits fabriqués à la chaine par une main d’œuvre dite « bon marché », souvent exploitée au sein de pays qui ne répondent pas aux mêmes Règles, Lois et Conventions. D’autre part, dur de se faire une place et un nom lorsque les ondes sont inondées de publicités financées par les mastodontes de l’économie de la consommation de masse.

Sans parler de la difficulté d’avoir pignon sur rue lorsque l’on observe la flambée de l’immobilier et le coût des pas de porte… une pratique qui agace ! 

Bref, pas simple … mais si le tableau semblait noir auparavant il semble que les choses aillent de l’avant et dans le bon sens … Le Made in France a le vent en poupe grâce notamment à une réelle prise de conscience des consommateurs.

A la bonne heure !

Certes, la cadence n’est pas assez rapide et on aimerait que les choses aillent plus vite mais elles semblent être en ordre de marche.

Que ce soit pour des raisons écologiques d’économie de transport ou par conscience citoyenne (un brin chauviniste diraient certains), le consommé local a fortement progressé ces dernières années et notamment en 2020 … il faut dire qu’on s’est retrouvé un peu comme des pingouins face à la revanche du pangolin et que l’on s’est rapidement rendu-compte qu’à trop faire nos Monsieur et Madame Pervenche à économiser trois francs six sous on pouvait se retrouver rapidement comme des lions en cage mis sous cloche au moindre virus pourtant né de l’autre côté de la mappemonde de mémé !

On ne va pas ici refaire l’histoire ou se refaire le moratoire entendu sur toutes les chaines de TV mais on va parler vrai en reprenant simplement le message que Giulia nous a partagé :

« Prends une planche à découper Ikea qui doit coûter dans les 15 euros. Neuve elle est plutôt jolie et bien lisse. Si tu t’en sers tous les jours, au bout de 4 mois, elle va gondoler et commencer à se décomposer car elle est faite de plusieurs bois. Evidemment, ce n’est pas la fin du monde étant donné son prix de base mais au final en une année tu devras sûrement retourner manger des boulettes 2 ou 3 fois alors que si, dès le départ, tu achètes une vraie planche en bois, en y mettant le prix (qui n’est pas non plus 10 fois plus) tu fais un investissement sur la durée : au fur et à mesure de son utilisation la planche va devenir de plus en plus belle, elle va se tanner et prendre la marque des années sans jamais perdre de son utilité. »

Giulia

CQFD et véridique !

La preuve en est que depuis que « Les Français sont gâtés » a vu le jour sous forme de e-boutique, il n’y a jamais eu un seul retour !

Car, en effet, depuis quelque temps déjà, Giulia ne se contente plus de mettre en lumière le savoir-faire, elle le met en vitrine en offrant une plateforme commerciale aux créateurs souvent peu à l’aise avec le digital.

« Les gens ont commencé à me demander où trouver les objets dont je parlais, l’idée est née d’elle-même. Je n’ai rien changé à ma manière de sélectionner, seulement en plus que de parler des créateurs, je vends aussi leur création sur le site. Cela me permet de mettre à profit mon expérience en tant qu’acheteuse. En fait, je me mets beaucoup à la place du consommateur et j’essaie de responsabiliser son choix en faisant comme si c’était pour moi. Notamment, j’essaie toujours de faire en sorte que les objets n’aient pas qu’un usage. Je pense beaucoup au futur de l’acheteur en m’interrogeant sur ce qu’il pourra faire de l’objet qu’il achète, comment il pourra continuer à l’utiliser, combien de temps il pourra s’en servir … Par exemple les bijoux de la marque Sande peuvent se porter en boucle d’oreille ou en bague ou en pendentif sur un collier, les culottes « Le lundi au soleil » se nouent avec un ruban … de fait, elles continuent de se porter en suivant l’évolution des courbes d’une femme. Je suis une acheteuse responsable, je m’interroge et je réfléchis, je pense à ce que je peux en faire ; c’est ma manière de fonctionner et puis … je ne vends que ce qui me plait ! »

Giulia

De l’engagement, comme on vous le disait … et des objets mésomorphes que l’on garde tout au long de la vie à l’image de Giulia, l’acheteuse aux milles et une vies qui ne manque pas d’énergie !

 « Il faut être le changement que l’on veut voir dans le monde disait Gandhi ! C’est un peu mon mantra et c’est ce que j’essaie de communiquer à ma communauté sur insta »

Giulia

Alea Jacta es et que le Monde t’entende Giulia en faisant ne serait-ce que un tout petit peu comme toi… Dur d’être parfaits mais c’est en étant tous acteurs conscients de notre consommation que nous permettrons aux créateurs français de vivre et danser sans plus se sentir dépourvus la bise venue.

Dit ainsi, cela peut sembler un peu affable et fantasmagorique mais nous sommes catégoriques : c’est en faisant chacun un tout petit peu de notre part, en mettant un pied devant l’autre que nous participerons à ce que les choses évoluent tout en continuant de faire « comme avant » c’est-à-dire en faisant perdurer les savoir-faire d’antan. Autrement dit, c’est en participant à l’Histoire que nous ferons perdurer les petites histoires à coup de petites victoires.

Chez Forme Libre, nous avons constaté que lors des portraits japonais, à la question « Si vous étiez un pays » beaucoup de nos portraits ont répondu la France avec fierté et revendication. Tous ont raconté pourquoi ils se sentaient privilégiés, gâtés d’être nés ici dans notre beau pays. Tout à chacun a parlé de la beauté des régions, de la richesse de son artisanat, de la gourmandise de sa gastronomie et tous ont affirmé leur volonté de le protéger et le faire durer !

Relayer ces messages là, les écrire, nous a fait plaisir ces derniers mois car c’est un moyen de (se) rappeler au quotidien, lorsque parfois nous avons tendance à l’oublier, que nous avons de la chance d’être français, que nous sommes gâtés ! Y compris cette année, même si les choses ont été difficiles, parfois pénibles, que nous perdons le sens ou avons l’impression d’être pris pour des couillons … l’essentiel est ailleurs, dans nos valeurs, dans ce truc de terreau dont nous parlions, ce terroir qui nous lie … hier et aujourd’hui … et demain aussi pour autant que nous nous le voulions bien, que nous nous remontions les manches tout en nous donnant la main. Autrement dit que nous soyons libres d’être solidaires et un peu fiers … Cocorico c’est cadeau, frère !

Matthieu & Pauline : Formule(s) à partager

Matthieu & Pauline : Formule(s) à partager

« – Ma chère mademoiselle,
– C’est avec une profonde fierté et immense plaisir,
– Que nous vous invitons ce soir.
– Détendez-vous, ne pensez plus à rien, prenez place,
– Et laissez la haute gastronomie Française vous présenter votre dîner.
C’est la fête, c’est la fête,
Service garanti impec’.
Mettez votre petite bavette chéri(e), et nous,
On veille au reste.
Plat du jour et hors-d’oeuvre,
Ici, on sert à toute heure.
Cuisine au beurre, c’est la meilleure,
Et croyez-moi, je suis connaisseur !
Tout le monde chante, tout le monde danse,
Oui, mam’selle, çà c’est la France !
Un bon dîner ça vaut mieux qu’un coup de trompette.
Prenez donc le menu, et quand vous l’aurez lu,
On fera la fête, ce sera chouette, ma minette.
Mironton, pommes sautées, paris-brest ou crêpes flambées…
On vous prépare avec art,
Une fête à vous couper le sifflet.
Vous êtes seule, et pas fière,
Mais mam’selle, laissez-vous faire !
Y’a pas de cafard, y’a pas de déprime,
Quand les assiettes sont signées … Matthieu & Pauline. »

Le chandelier

On vous l’accorde, l’abus de Contes de Noël et de Disney est dangereux pour la santé même si, tout en restant très sérieux, cette petite chansonnette du chandelier a comme été faite pour MP.

Matthieu & Pauline, avouez que le nom sonne comme le titre d’un conte ! D’une histoire qu’on aimerait lire le soir … sauf qu’ici la magie fait que le rêve devient réel à chacun de leurs évènements et que ce rêve gourmand n’est pas que pour les enfants !

 » Nous concevons notre métier comme une pièce de théâtre :
Un comédien peut, chaque jour, jouer la même pièce, chaque représentation sera différente parce que son public sera différent chaque soir, parce qu’il y a toujours quelque chose qui va se passer, une spontanéité, de l’instantané qui opère et qui génère cette magie du moment. Notre métier c’est de la créer.
Comme un comédien, nous nous réinventons chaque jour, en fonction du client de sorte à répondre à ses envies pleinement. A chaque prestation, nous commençons par nous poser une question : « si moi j’étais ce client là à ce moment-là , qu’est ce qui me ferait plaisir ? Qu’est ce que j’aimerais voir, ressentir, manger ?  » . On se met dans la peau du client et ensuite nous faisons les choses comme si c’était pour nous. Je crois que dans l’évènementiel tu es obligé de t’adapter : aucun client n’est le même qu’un autre, aucun client n’a les mêmes envies, les mêmes désirs et les mêmes plaisirs , ni même les mêmes goûts. Nous considérons donc nos clients dans tout ce qu’ils sont d’émotions et d’individualités pour créer des évènements qui soient à leur image. C’est ce qu’il y a de plus passionnant dans notre métier : ces rencontres, ce partage ! »

Pauline Okasmaa

Matthieu & Pauline ne font donc pas uniquement dans la pièce montée, ils font dans le sur-mesure, dans la haute couture. Un service de haute voltige qui n’a pour seul but que d’envelopper les gens, de les placer dans un fauteuil en velours et d’arrêter le temps, pour un instant, un moment !

« Nous aimons prendre soin du client, accorder une attention à chaque personne, envelopper les gens dans un cocon créé spécifiquement pour eux. C’est pour cela que notre préférence est aux évènements à taille humaine. Au delà de 500 personnes, la dynamique se tourne vers le groupe et nous ne pouvons plus être dans cette attention individuelle et cette précaution du détail  »

Pauline Okasmaa

Être chefs de cuisine n’est donc pas suffisant pour Matthieu & Pauline, leur service traiteur se réalise plus comme une symphonie faite de petites touches, de notes et d’attentions aussi ponctuelles et justes que celle d’une partition. En effet, si pour eux, chaque personne a de l’importance, chaque chose en a également. C’est un tout qui fait un bel évènement : la qualité des mets, du service, l’attention portée aux détails, à la décoration, le choix des fleurs … ce sont tous ces petits riens qui finalement sont autant de petites choses qui créent une émotion … et nous laissent le souvenir d’un moment de bonheur. 

« Effectivement la magie va opérer au moment où l’acteur, où le serveur, où le chef de cuisine va prendre du plaisir à ce qu’il fait. C’est le moment où il va apporter cette petite dose de magie à ses clients et c’est ce qui est beau et se passe de mots. Le temps s’arrête et on savoure les petits fours ! »

Matthieu Turin

Décidément, que ce soit les mets ou les mots, avec les MP tout se savoure tant tout est teinté d’une générosité infinie qui manque tant à la vie. Ce sens du partage, cet amour du don semble presque trop beau pour être vrai …

Trop bon !

Mais si Matthieu & Pauline font avec passion sans aucune commune mesure, il n’y a point de démesure et de prétention dans leurs réalisations. De l’opéra Garnier à votre salon en passant par votre salle de réunion, tout se fait toujours avec une grande simplicité, une élégance et un raffinement dans la plus pure tradition de tout ce que peut représenter la France.

Matthieu & Pauline c’est donc l’Art de vivre à la française, le mélange subtil de la rigueur et de l’exigence avec une pointe de folie et de modernité qui fait que l’on ne s’ennuie jamais.

C’est un savoir-être et un savoir-faire. Quelque chose qui vient du cœur et du cru aussi. De cet amour que ces deux-là portent au terroir et aux produits.

« On a en France un terroir incroyable qu’il faut exploiter, utiliser au maximum parce que c’est le respecter que d’en apprécier toutes les formes ! Une décoration de table ce n’est pas que des roses et des pivoines ça peut être plein de choses : en hiver ou en automne des feuilles mortes et du feuillage par exemple. Lorsque l’on travaille avec des artisans de génie, la moindre petite chose peut devenir une œuvre ! Les artisans français sont de véritables artistes. Dans le genre, il y a nos deux fleuristes qui réalisent des compositions florales magnifiques dans le respect de la rythmique des saisons et 100% locale ! »  

Matthieu Turin

Prendre le temps de faire les choses bien, savourer le temps,
celui qui se conjugue au présent et apprécier ce que la nature nous offre à un moment donné ;
c’est là la touche toute particulière de ces deux passionnés.

« Cela nous est arrivé de faire des exceptions pour des exigences client mais c’est rare car nous demandons à nos clients de nous faire confiance et nous avons la chance qu’ils soient à l’écoute. Lorsqu’on leur dit « Il n’y aura pas de rose parce qu’il n’y a pas de roses à noël et ce n’est pas nécessaire d’aller en chercher en Equateur parce que nous pouvons faire les choses autrement, ils nous laissent les surprendre. Par exemple, ce soir, il n’y a pas de fleurs sur la table, il y a des plumes dans des boules de Noël, il y a des bougies, de l’or, du scintillant ! C’est champagne ! Et tu vois ici, rien n’est jetable … parce que si nous avons envie de faire durer les moments de plaisir, nous considérons aussi qu’il est de la responsabilité de nos métiers de faire dans le durable en matière d’environnement. L’un ne va pas sans l’autre lorsque l’on veut respecter l’ordre des choses et de la nature et puis on ne va pas se mentir … manger dans de la jolie porcelaine est tout de même plus agréable que dans des box en plastique ! »

Matthieu Turin

Il n’y a donc pas que de la poésie dans les verrines de Matthieu et Pauline. Il y a de la responsabilité dans leur sens du partage, une volonté de faire dans la transmission de ce qui leur tient à cœur pour donner un sens et contribuer à mettre les choses importantes en valeur. Il y a une exigence, une rigueur, une vision que l’on retrouve finalement dans leurs créations mais qui trouve sa source à l’origine, dans la manière dont ils sourcent les produits qu’ils travaillent avec un attachement fort à leurs racines.

« Si on veut servir de bonnes choses : des choses simples mais bonnes : une bonne brioche, un bon foie gras, il faut que le produit de départ soit bon, c’est extrêmement important. Comment on source ? En gardant les yeux grands ouverts ! C’est un travail du quotidien, enfin pas un travail parce que c’est un plaisir, c’est une attention du quotidien : en vadrouillant en papotant avec des restaurateurs, des hôteliers, en partageant nos bons plans … Il y a également des personnes qui ont du goût et le goût de nous le faire partager, qui sourcent pour nous en nous disant qu’ils ont découvert une nouvelle pépite ! En fait on laisse place à la découverte et c’est ce qui est génial de laisser les hasards de la vie nous faire rencontrer de nouveaux produits parce que c’est là que commence l’histoire ! On se pose la question de ce que l’on va en faire, de comment nous allons tourner la chose … comment nous allons être en mesure de la partager et de la sublimer. Ce qui compte pour nous c’est que le produit nous ressemble et que nos équipes soient à l’aise de le manipuler et le travailler, qu’il y ait cet ADN de MP en lui. »

Pauline Okasmaa

Lorsque nous avons visité le laboratoire des MP, ils nous ont invités à nous incarner en pomme. Ils nous ont demandé de nous imaginer être nés dans une petite ferme en Normandie qu’ils auraient découverte au cours d’un week-end de balade ; de penser au producteur qui, de ses mains, avait taillé la branche et cueilli le fruit pour le placer dans une cagette ; d’avoir ensuite fait un voyage en camionnette jusqu’au laboratoire de pâtisserie où la créativité de Pauline et Sébastien (Chef des cuisines chez MP) allait nous faire vivre une nouvelle histoire et nous transformer en tartelette, en compotée, en quelque chose qui allait régaler les papilles au cours d’un petit-déjeuner, d’un cocktail et d’un dîner ou d’un événement à l’Opéra orchestré par Soraya (Directrice des évènements chez MP). Nous nous sommes donc vus passer au hasard de mains en mains avec précaution et attention jusqu’à la surprise finale : tatiiiiiinnnnn ( comme la tarte ; vous l’avez ?! )

Mais trêve de (bonne) vanne (assumée, oui) et d’imagination ; cette surprise ne relève pas tant du hasard qu’ils le disent car si leur attention est naturelle, elle réclame d’avoir les yeux grands ouverts et de laisser place aux rencontres et aux émotions.

Il y a donc du cœur dans tout ce que font Matthieu & Pauline et c’est avec affection qu’ils parlent de leurs équipes, de leurs fournisseurs, des producteurs et des distributeurs.

– Pauline :  » Il y a des producteurs avec lesquels nous travaillons depuis le début, d’autres avec qui nous avons fait un bout de chemin, c’est évolutif, mouvant … comme la vie. Travailler bien c’est travailler dans le respect des traditions et de certaines valeurs humaines. Par exemple, le Nemours est un de nos premiers clients et c’est un client qu’on aime plus que tout, nous sommes ravis d’être chez eux, c’est une fierté : l’endroit est beau, c’est à côté de la comédie française et on aime être dans des endroits que nous aimons. L’idée n’est pas de contacter tous les restaurants de Paris , c’est d’être dans des endroits choisis , qui nous correspondent et qui vont respecter les produits, savoir les mettre en valeur et les présenter. Qui ont plaisir à les servir ! Nous aimons travailler avec des gens qui nous ressemblent : MP est une petite structure. Matthieu & moi n’avons pas de lien du sang mais c’est tout comme ! Dans une autre vie ou dans la suivante nous étions ou serons frère et sœur ce n’est pas possible autrement. MP C’est une entreprise familiale, conviviale. Nous apprécions travailler avec des gens avec lesquels nous entretenons des liens humains. Ce qui compte pour nous c’est l’humain, ce sont les personnes. Une personne tu ne peux la remplacer … c’est ce qui compte. Tout ce que nous faisons c’est tout nous mais ce qui compte c’est avec qui nous le faisons et avec quoi nous le faisons « .

– Matthieu :  » C’est du partage ! Ce n’est pas du business, il y a plein de métiers plus rentables que ce qu’on fait ! Je pense que quand on est dans le métier de traiteur, restaurateur ou même un café de quartier ce qui est agréable c’est la rencontre, c’est le partage ! De nos producteurs, de nos fournisseurs en passant par nos clients ou nos distributeurs, sans parler de nos équipes, c’est avant tout une rencontre, nous partageons une histoire avec chacun d’entre eux avec des anecdotes plus ou moins bonnes mais qui font La grande Aventure. Ce sont eux qui la rendent belle parce qu’au début on s’est choisi ! « 

Matthieu & Pauline

Cela se passe de tout ajout … Tout est dit, parfaitement tourné, pensé … assaisonné !  Il n’y a pas à dire ces deux-là se complètent et forment à eux deux une excellente recette ! Ils se sont rencontrés et se sont bien choisis. De l’importance de la sélection dans la vie !

« Nous partageons les mêmes valeurs du travail et le même amour pour le produit ; le même humour aussi » 

Amour & Humour
voila le secret que nous partagent ces deux complices.

Nous n’avons jamais écrit autant le mot partager que dans ces quelques lignes mais il faut dire qu’il est tant à l’origine de tout ici, chez Matthieu & Pauline…

… Matthieu & Pauline …

… deux prénoms, les leurs parce qu’il y a d’eux dans ce qu’ils font , ils y mettent du cœur et tout ce qu’ils sont.

« Cette société Matthieu & Pauline nous l’avons créée pour partager ce que l’on ressent nous, ce qu’on aime nous. Et depuis 2015 tout ce qu’on veut c’est faire plaisir, c’est apporter du bonheur, c’est inonder Paris de plaisirs gourmands » 

Matthieu & Pauline

Il n’y a pas à dire ces deux-là ont le sens de la formule. Juste, équilibrée, en tout, pour tout et pour tous aussi.

Ils sont deux personnes de l’ombre, des petits rats de l’opéra qui courent partout d’un bout à l’autre de Paris, tous les jours et tout le temps avec toujours le même amour pour les gens, la même énergie aussi.

Ils sont mes amis. J’en suis fière et admirative aussi. Car malgré toutes les difficultés que cette année a pu représenter pour leur métier, je ne les ai jamais entendus se plaindre. Je les ai vus se réinventer, encore et encore, continuer à créer de leurs doigts d’or et de fée. De considérer que le beau temps allait revenir et qu’encore une fois, il fallait donner du pouvoir à l’instant présent et le savourer pour ce qu’il est. Je les vois se battre aussi forts que leur cœur bat pour leur passion et avoir encore l’envie de procurer des émotions.

Lorsque j’ai créé ce média c’était pour parler de gens comme ça. De ceux qui changent la vie à coup d’humanité du quotidien, qui ramènent aux valeurs de base : l’amitié, la tolérance, la bienveillance, le partage … , de ceux qui respirent la vie très fort et qui inspirent par leur cœur d’or.

Pauline, Matthieu, vous mettez du goût à la vie et vous m’inspirez ceci :

« Si tu veux construire un bateau, ne rassemble pas tes hommes et femmes pour leur donner des ordres, pour expliquer chaque détail, pour leur dire où trouver chaque chose…. Si tu veux construire un bateau, fais naître dans le cœur de tes hommes et femmes le désir de la mer. » Antoine de Saint Exupéry. 

Que la traversée soit encore longue, Longue vie. 

  

Moi j’irai où vous irez parce que je sais que chaque instant avec vous est un plaisir sucré.

Pour retrouver la magie de Matthieu & Pauline … et vous gater de leurs gourmandises c’est par ici : 
https://matthieupauline.fr/

Pour suivre leus aventures gourmandes quotidiennes c’est par là : 

Mettre le beau à la bouche (@matthieupauline)

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Crédit photos : Matthieu & Pauline.

Julia Maufay & APRIL PLEASE : Le Bijou Multi-Formes

Julia Maufay & APRIL PLEASE : Le Bijou Multi-Formes

Julia Maufay & APRIL PLEASE :
Le Bijou Multi-Formes

Bouche rouge, yeux de chats, mains fines et une silhouette de danseuse du lac des cygnes, Julia Maufay a la fibre esthétique et artistique à fleur de peau qui exprime sa personnalité féline.

Car en effet, il ne faudrait pas s’y tromper … Si Julia la sensible est plus Odette que Odile, n’allez pas la croire (trop) fragile. Julia a le sentimental peu banal et même si une vilaine petite voix dans sa tête lui dit que ce qu’elle fait n’est jamais assez, sa carrière a déjà de quoi décontenancer tant elle a été rondement montée.

Il faut dire que Julia est maquettiste – rien à voir avec le montage de Tours Eiffel en allumettes, je veux bien qu’on soit mercredi mais tout de même – Julia est rédactrice graphique. Cela veut dire qu’elle (nous) parle avec les yeux.

De Grazia à Vanity Fair en passant par Elle, si on aime se prélasser sur canapé ou sur la plage cosmos à la main -version verre et papier- c’est grâce à ses mises en page.


Son travail attire et attise notre œil,

éveille nos sens en mettant les mots en effervescence.

« En quelques mots, je mets en page les magazines que tout le monde lit ou feuillette. Je travaille donc dans le fabuleux monde de l’édition et mon meilleur ami est Indesign. Mon rôle consiste à rendre joli un texte tapé sous word accompagné de JPEG. Concrètement, voilà comment cela se passe : une fois le sujet du journaliste validé, écrit, corrigé je rentre en jeu. Je reçois le texte d’un côté et les photos de l’autre, un brief aussi histoire de réaliser le sujet comme l’imaginait le journaliste puis je lis son œuvre pour m’en imprégner et réaliser une maquette qui va coller au texte. »

Julia Maufay

Au quotidien, Julia rend donc la vie plus jolie, littéralement,
ou tout du moins, nous la rend plus agréable à regarder,
au sens propre comme au figuré ;
et désormais, depuis quelque temps déjà,
Julia fait en sorte aussi de nous rendre plus jolies dans la vie !

En effet, il y a 4 ans bottomless de Mimosa à la main à Los Angeles, celle qui serait un œuf (cette phrase était beaucoup trop cool, il fallait faire retomber la pression avec une blague pourrie) a pris la décision avec sa meilleure amie Emilie (ndlr : Dupas) de se lancer dans un projet fou : créer et lancer leur propre marque de bijoux.

« C’était une envie, une idée… A force de nous dire que nous ne trouvions jamais de parures qui avaient l’allure que nous souhaitions, nous nous sommes mises à les rêver … puis à les créer » 

Julia Maufay

April Please est donc un cri du cœur de ces deux passionnées de joaillerie, une expression de leur désir les plus fous : Des bijoux faits pour elles, par elles, à leur image aux multiples visages.

Car April Please crée la surprise en réinventant la manière de porter le bijou. Les chaines se brisent et se portent en chocker ou en longueur, brutes ou alliées à un jonc, autour du cou ou aux oreilles … Avec April Please, le truc est de laisser place à l’imagination pour trouver sa propre combinaison.

Baptiste, Charles, Marceau, Balthazar à vous de choisir, de les assembler, de les accumuler, de les moduler au hasard ou selon votre bon plaisir. Avouez qu’il y a quelque chose de tentateur dans ces pièces au nom d’hommes qui laissent exprimer toutes les facettes de nos personnalités de femmes affirmées en assumant parfaitement toutes nos humeurs et sentiments …

Le prince charmant est une bague, la blague !

Emilie et Julia réveillent notre boite à bijoux et attisent le rock glam chic en nous. Les bagues se portent au doigts ou aux oreilles en trompe-l’œil à effet multi-piercing ou en volupté des merveilles avec des boucles aériennes.
Porter des bijoux April Please revient à rappeler qu’il faut se méfier des discrètes apparences car d’un coup de talent elles deviennent tour à tour glamours, pêchues, pleines de caractère et d’élégance. Comme Emilie & Julia quoi ! 

Il y aurait presque de l’insolence dans ces pièces qui allient finesse et brutalité, force et sensibilité au sein d’un travail d’orfèvre de qualité entièrement réalisé à Paris par des artisans engagés.

« Après avoir créé une collection, nous sourçons nous-mêmes les matières premières nécessaires à sa fabrication chez nos fournisseurs parisiens. Des fils méplats, des joncs, des chaînes et autres matériaux qui sont ensuite transformés à l’atelier où toute la fabrication se fait à la main.
L’étape suivante consiste à plaquer or les bijoux fabriqués. Le doreur partenaire d’April Please se situe lui aussi à Paris et utilise uniquement de l’or certifié Fairtrade. Nous proposons des bijoux en plaqué or 18 carats 3 microns pour garantir qualité et durabilité. Les pièces sont résistantes, ne noircissent pas et supportent l’eau douce. C’était important pour nous d’allier la beauté à la qualité. Nous avons donc fait le choix de produire en petites séries. Cela peut créer de la frustration mais cela nous permet aussi d’offrir une forme d’exclusivité à nos clients. C’est ça un bijoux de créateurs !« 

Julia Maufay

Se sentir unique, bien dans sa peau, sensible et forte à la fois c’est sûrement cela le message envoyé par Emilie et Julia au travers de leurs créas !

Et uniques elles le sont, chacune à leur façon !

April Please revendique et met en valeur une féminité exprimée sous toutes ses formes pour que les femmes se sentent bien.

Un message qu’elle affirme notamment avec engagement au travers de son soutien à l’association BELLE & BIEN qui accompagne les femmes faisant face au cancer du sein : 

 

En leur offrant des soins esthétiques, les « filles d’April » leur permettent de

retrouver confiance
et les
encouragent à renouer avec des gestes plaisir pour prendre soin d’elles.

Julia Maufay & Emilie Dupas

Avec April Please, il n’y a pas de fragilité qui ne soit belle … tout peut se dire, s’exprimer, s’affirmer, la tête haute avec le cou bien ornementé.

Jim Morrison disait qu’un ami est quelqu’un qui nous donne la totale liberté d’être nous mêmes. Ces deux petites perles nous font donc le cadeau de leur amitié en nous invitant à nous assumer, chacune, dans toute nos individualités.

Et si finalement c’était April Please la vie ?
 

des rencontres, des associations et du panache

pour laisser s’exprimer

toutes nos facettes de femmes pleines d’énergies ?!

 

En tout cas chez Forme Libre nous voulions vous dire un truc :

Que vous soyez une fille, une sœur, une mère, une collègue, une associée, une femme, une pacsée, une fiancée, une copine ou une amie …

Vous êtes parfaites !

Et si une petite voix dans vos têtes tente parfois de vous glisser que ce n’est jamais assez: 

Fichez-vous la paix !

Le Bijou multi-Forme C’est vous.

Les bijoux rock glam & chic à la fois d’April Please se trouvent et se retrouvent par ici :

APRIL PLEASE

La nouvelle collection est CANONISSIME

Elle s’appelle

I AM 

(On dit ça on dit rien)

Crédit Photos : Julia Maufay.